11/02/2026 – GoGo Penguin à La Belle Electrique

11/02/2026 – GoGo Penguin à La Belle Electrique

Première partie : Daudi Matsiko.

Ce type spécial, très spacial, propose un début de soirée dans une émotion palpable, il est présent au monde délicatement avec sa guitare, son chant. Ces chansons souvent empreintes de gravité sont un long leitmotiv, je cite : « I‘m gratefull for my friends », I’m gratefull for my friends. Entre chaque titre, il plaisante, il nous sourit et nous répéte « Thank you I love you, je t’aime », un peu comme s’il n’en revenait pas d’être ici. Il est bel et bien là, talentueux, onirique. Quelle exception cet artiste vêtu de son superbe t-shirt granma ! Il s’approche d’un clavier et doucement slowly slowly, entre un son électro et des claquements de doigts, c’est une torpeur accrochée à ses paroles, parfois lourde mais toujours juste… Tiger’s dream, there no hope inside of me, Am I too broken to bеlieve (from hynm lyrics). L’unique album « King of misery » ( 2024) de ce musicien britannique d’origine ougandaise est à vivre, pour une expérience tactile, réapprentissage de la patience en un partage musical.

Daudi Matsiko King of Misery lyrics

Breakdown ! Vient l’heure de GoGo Penguin

Chris Illingworth, Nick Blacka et Jon Scott entrent sur scène sur un gros son et lumière en fond de scéne pour un contre-jour fort à propos sur Umbra. Quelle intro pour ce titre de leur album « Necessary Fictions » (2025) ! Ces trois musiciens de Manchester sont-ils minimalistes, écrivent-ils du classique pour le faire vivre en électro ou bien… Chaque spectateur est venu chercher quelque chose de fort et unique et GoGo Pinguin nous offre cela, une transe exaltante et jouissive.

Leurs compositions s’enchaînent dans un rythme intemporel, Manchester interstellaire, nous sommes entrés sur une planète lumineuse sur un ciel sombre, sombre…

Lorsque Nick Blacka pose sa contrebasse au sol et avec son clavier envoie encore plus de son électro, c’est la traversée d’une ville.

Inventive, leur musique est novatrice et généreuse. Chris Illingworth au piano prend parfois le lead, rejoint par Nick Blacka. Avec sa contrebasse aux milles cordes il est d’une puissance absolue, impressionnant. Sur le jeu du batteur, Jon Scott, les lumières de scène s’affolent en effet stroboscopique, une spirale énergétique infinie… Accélération !

En réponse, ce sont  les applaudissement de la salle.

Ils sont géniaux. Est-ce Manchester et son climat sombre qui fait que les musiciens se retrouvent pour jouer, inventer et créer ? En lumière rouge, ils jouent encore un final hypnotique, Parasite. Sur le rappel, ils invitent leur ami, Daudi Matsiko, pour Forgive the damages, ce qui est encore un vrai plaisir. Le dernier titre, c’est Protest.

Merci Les GoGo Penguin. C’est la troisième fois que je vais les écouter. Sont-ils jazz ? Je n’en suis pas certaine qu’ils accrochent à être ceci ou cela, ils jouent ! Le pianiste, Chris Illingworth débuta plutôt musique classique, Nick Blacka plutôt jazz et le batteur Jon Scott intemporel et novateur.

Et ensemble ils ont créé une identité avec ce nom, GoGo Penguin.

Parfait, ca me va, j’y retournerai

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