Olivier Truchot a le chic pour s’associer à des artistes qui savent mettre le feu. Cette semaine, il a invité, avec son trio Strings on T.O.P., le trompettiste, chanteur et entertainer Larry Browne. New-Yorkais installé à Paris depuis la fin des années 1990, il a notamment fait partie du groupe vocal Les Voice Messengers.
Strings on T.O.P., c’est Thibaut François à la guitare, Olivier Truchot (évidemment) au piano, et Patrick Maradan à la contrebasse : trois complices de longue date.
Le trio et son invité forment l’équipe idéale pour la scène de Mademoiselle Simone. La salle est pleine, l’ambiance bruyante ; beaucoup sont venus pour dîner et faire la fête. Résultat, le quartet ne capte vraiment que les tables les plus proches — dommage, car, comme souvent, la proposition est de qualité.
Larry Browne est non seulement un excellent trompettiste, mais aussi un très bon chanteur. Et lorsqu’il s’aventure en français, avec un accent délicieusement “so british”, il émoustille les dames du premier rang — surtout quand il y ajoute les œillades qui vont bien. Il manie aussi la sourdine avec finesse, donnant à l’ensemble une couleur très “club”.
On retient particulièrement une version ramassée et intense de It Ain’t Necessarily So (Porgy and Bess) des Gershwin mélangé à So What chanté par Patrick et Thibaut en chœur, qui se transforme malicieusement en It ain’t so what. Larry justifie ce choix avec humour : « On avait envie de jouer plein de morceaux ; comme on n’avait pas le temps de tout faire, on empile ! »
