Avant le premier concert de la dixième édition de Jazz’Alp, le président de l’association Courant d’Art, Francis Waelterle, a procédé aux remerciements d’usage, adressés notamment à la trentaine de bénévoles et aux collectivités qui permettent à ce festival d’exister et de se poursuivre.
Le premier groupe à se produire Merci Dorien ! vient de l’école de musique de Sassenage, plus précisément de l’atelier de Thierry Boyer.
Le quintet ouvre le set avec Black Narcissus de Joe Henderson. L’ensemble est bien en place, le courant passe, et la musique suit. Félix Majou s’y distingue avec un premier chorus de guitare nerveux et inspiré.
Vient ensuite Ça colle, man, une composition de Thierry Boyer au parfum jazz-rock affirmé, dans laquelle Justine Goovaerts, à la batterie, envoie du solide — un clin d’œil évident à Steve Coleman.
Avec Rue Madame (de Patrice Thomas), le ton devient plus enjoué : un thème complexe et joyeux, porté par une section rythmique énergique (Christophe Hoareau à la basse et Justine Goovaerts à la batterie). Piano (Nathalie Denos), sax (Claude Froulin) et guitare s’y relaient pour des chorus précis et ciselés.
Il giorno della civetta (de Roberto Negro) installe ensuite une atmosphère plus sombre, dominée par le sax alto de Claude Froulin, dont le long solo psalmodié crée un climat presque méditatif.
Dernière étape avant le rappel, Garçon 1 double majeur harmonique (encore une composition de Thierry Boyer) débute par une introduction aux mailloches avant de se complexifier dans un rythme surprenant, aux interventions brèves et syncopées.
Sous les applaudissements, le quintet revient pour un rappel sur Shorty, une autre pièce signée Thierry Boyer, concluant ainsi un concert d’ouverture aussi dense que prometteur.
Les musiciens :
- Nathalie Denos: clavier
- Justine Goovaerts : batterie
- Félix Majou: guitare
- Christophe Hoareau: basse
- Claude Froulin: sax
