07/03/2026 – Emmanuel Bex Quartet à Jazz’Alp

07/03/2026 – Emmanuel Bex Quartet à Jazz’Alp

Emmanuel Bex a présenté son set comme un hommage révérencieux à un maître français de l’orgue Hammond Eddy Louiss (1941-2015), confessant que sans lui, il ne se serait probablement jamais tourné vers cet instrument.

Le concert démarre en trio orgue-guitare-batterie avec un mash-up de deux compositions du maître : Doom Doom et Our kind of sabi. Le groove « naturel » de Bex, LA référence française de l’orgue Hammond, s’impose d’emblée.

Avant de commencer Blues for Eddy (et il s’excuse de jouer un morceau au titre à consonance américaine, [NdlR: c’est une composition d’Emmanuel] et précise que ce sera le seul) il tient à manifester sa désapprobation à l’égard du comportement des puissants de ce monde vis à vis des population opprimées en jouant… l’hymne ukrainien !

Arrive Céline Bonacina pour Romance,  très caribéen, comme les îles natales d’Eddy Louiss. Puis pour Caraïbes Céline délaisse le baryton pour le soprano après une longue introduction à la guitare en solo du surprenant Antonin Fresson.

Le batteur, Tristan Bex, et le guitariste laissent Céline et Emmanuel pour une ballade romantique et pleine de sentiments

Retour du quartet pour une composition d’Emmanuel Sous le vent qui incarne sa définition du jazz. C’est bref et claquant : « Pif Paf Tigiding » (il fallait y penser). Après une introduction enjouée, avec le concours du public qui répète la formule magique, du champ est laissé à Antonin qui nous montre une fois de plus sa maestria.

Le dernier morceau du set est une autre composition d’Emmanuel, Ethnique. Préalablement il se livre à une promotion décalée de son album « Eddy m’a dit », victoire du jazz 2025, catégorie album.

Pour le rappel il reste seul en scène et contre toute attente demande à l’équipe technique de préparer le piano qui était sagement rangé et bâché. Panique à bord, on débranche des amplis et on tourne le piano. Emmanuel de nous expliquer qu’il vient de penser à une tranche de vie avec son ami Sylvain Luc à qui il avait chanté une berceuse basque. Ce qui avait ému aux larmes Sylvain, basque. En hommage à son ami il se prend de la jouer et de faire chanter le public.
Puis il rappelle son équipe pour un ultime morceau. L’équipe technique doit de nouveau déplacer le piano et rebrancher l’ampli de guitare pour Les éléphants d’Eddy Louiss.

Bravo au quartet qui sort des sentiers battus et à l’équipe technique qui a vécu un sérieux coup de chaud. Un des plus beaux concerts vécus ici en dix ans de Jazz’Alp.

 

 

 

 

Emmanuel Bex: claviers ; Antonin Fresson: guitare ; Tristan Bex: batterie ; Céline Bonacina: saxophone baryton

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