Retour sur un temps fort du festival avec la création de Roberto Negro (piano, voix et composition) autour de l’oeuvre d’Arvo Pärt. Roberto accueille un public connaisseur de son œuvre et tout en recueillement dans cette chapelle du musée Dauphinois en citant le parcours original (et mystique) d’Arvo Pärt reclus, des années durant pour l’étude exclusive des chants grégoriens. Roberto s’en inspire pour tisser un lien entre son amour de la poésie, de la chanson et sa culture italienne. Cheveux courts, barbe longue et veste bleu lui donnant un air de poète au visage émacié, il s’assoit à son piano et d’emblée nous savons que nous allons assister à une cérémonie peu ordinaire mais très inspirée. Courbé sur le piano, Roberto installe une musique profonde comme suspendue dans le temps et l’espace du concert. Nous entrons dans un univers baroque et contemporain, emportés dans ses récits imaginaires et profonds.Les compositions se développent au gré des influences, Debussy et le jazz (Keith Jarret) qui résonnent dans des improvisations audacieuses mais lyriques.
Quelle ne fût par notre surprise de découvrir ce musicien chanter de sa voix frêle mais posée, avec des mots simples emplis de nostalgie qui racontent des récits imaginaires et poétiques.
Un concert tout en nuance, fin et sensible qui résonne fort dans nos mémoires.
