26/04/2026 – Bachar Mar-Khalifé « The End – Music for films » à l’Opéra Underground

26/04/2026 – Bachar Mar-Khalifé « The End – Music for films » à l’Opéra Underground

Nous guettions le retour du compositeur, pianiste, multi-instrumentiste et chef d’orchestre ici, le Franco-Libanais Bachar Mar Khalifé, à l’Opéra de Lyon, dont il a déjà rempli la grande salle par le passé.

Il se produit deux fois à l’Opéra Underground avec un programme de musiques pour l’écran intitulé The End – Music for Films. Le concert auquel nous avons assisté dimanche précède d’autres réjouissances, avec l’échange autour d’un film de Charlie Chaplin et une séance d’écoute à l’Auditorium de la Bibliothèque de la Part-Dieu. Deux rencontres gratuites, avant de finir dans la grande salle de l’Opéra de Lyon en solo : une belle résidence complète et diversifiée !

Le programme qui nous occupe comporte seize pièces, ainsi qu’un rappel.

Le travail de Bachar pour le cinéma est plutôt important, puisque trois volumes de compilations sont sortis depuis le début de sa carrière (The End – Music for Films vol. 1, 2, 3) et attestent d’une qualité peu commune, qui expérimente des croisements esthétiques européens contemporains, libanais, avec des apports au carrefour des Balkans, du jazz et de la chanson. Ce programme de musique et de cinéma est issu d’une filmographie qui compte parmi ses œuvres les plus connues du grand public Layla, Sous le ciel d’Alice, Le Paradis, L’Amour, c’est surcoté

Pour l’occasion, Bachar endosse le rôle de chef d’orchestre et ne joue que quelques titres au piano, faisant surgir une légère frustration chez le public. L’orchestre est un nonette, somptueux vaisseau mêlant harmonieusement cordes, guitare, accordéon et percussions, qui offre un écrin aux plus belles compositions de Bachar pour le 7e art. Ce formidable répertoire est proposé en toute liberté au public lyonnais, très vite conquis et ravi de ces savoureux mariages entre Orient et Occident.

Bachar égrène ses plus belles pages pour le cinéma, de K-Eleiso à Ya Nas, sans oublier de faire jouer par l’orchestre, au sixième morceau avant la fin du concert, le fabuleux morceau de Bizet La Romance de Nadir (Je crois entendre encore), dans une formidable version très émouvante. Puis il relance le public avec un titre au cours duquel il le fait chanter et battre la mesure, avec le percussionniste Dogan Poyraz, très remarqué et plébiscité à l’applaudimètre ! Bachar, armé de son petit derbouka, finira même par entreprendre une petite battle de percussions avec lui, qui se trouve à la batterie. Le calme revient avec le compositeur qui prend la parole pour dédier la chanson suivante « aux enfants du Liban et de la Palestine », seul au piano avec la seule contrebasse de Pierre-Antoine Despature en accompagnement. Un moment suspendu dans l’Amphi, avec un public ému et concentré. Le concert se termine avec un rappel enjoué qui permet une nouvelle fois au public de communier avec Bachar Mar-Khalifé autour de ce beau répertoire de musiques de films. Les passionnés du pianiste-compositeur pourront le retrouver pour trois autres rendez-vous les jours suivants, un beau cadeau aux Lyonnais amateurs de voyages et de musiques du monde.

 Les musiciens :

  • Bachar Mar-Khalifé : chef d’orchestre, piano
  • Lison Favard : violon
  • Eva Sinclair : alto
  • Lina Belaïd : violoncelle
  • Pierre-Antoine Despature : contrebasse
  • Daniel Mizrahi : guitare
  • Marion Chiron : accordéon
  • Simeon Petrov : trompette
  • Dogan Poyraz : percussion

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