Vincent Peirani présente aujourd’hui « Ronja » pour la vingt-deuxième édition de la création « jeune public » présentée en ouverture habituelle du festival Jazz à Vienne. Ce spectacle pour deux fois quatre mille enfants est désormais ouvert au public…
Cette année, Vincent Peirani a souhaité partager avec le public (les enfants des écoles ont préparé ce moment avec leurs enseignants respectifs pour mieux appréhender l’histoire) celle de Ronya, inspirée de « Ronya, fille de brigand » de la suédoise Astrid Lindgren. Les voix du récit choisies magnifiquement seront Julie Sicard, sociétaire de la Comédie-Française et Stéphane Sanseverino.
Les musiciens qui entourent l’accordéoniste seront Matthias Mahler au trombone, Frédéric Gastard au saxophone baryton, Sylvain Bardiot à la trompette, Federico Casagrande à la guitare, Ziv Ravitz à la batterie. Sanseverino et Julie Sicard s’adjoindront le concours d’un conteur : le trompettiste. Un chœur d’enfants et un chœur d’adultes seront en fond de scène.
Vincent accueille le public en demandant à tous de « faire le bruit de la pluie ». Dans le tableau 1, « L’orage et la naissance », nous entrons dans le monde particulier de Ronya.
Dans le deuxième tableau, « L’enfant et la forêt », les enfants tapent dans leurs mains et le propos est de nous faire partager la réalité de « la forêt qui vit, respire, écoute ».
Dans le tableau 3, on fait la connaissance de Birk, fils de l’ennemi qui habite de l’autre côté du gouffre… Le chœur des enfants sur scène communique avec les enfants sur les gradins. Cet échange symbolise le premier contact qui évolue des insultes aux moqueries pour finir par des fous rires !
Le tableau 4, « La chute », nous entraîne dans le dialogue des deux enfants, les gradins tapent dans les mains, les enfants respirent en cadence, le chœur d’enfants chante : « Deux enfants se sont trouvés, le gouffre s’est refermé… ».
Dans le tableau 5, Ronya parle de Birk à son père… Le chœur d’enfants en est le témoin.
Le tableau 6 nous entraîne dans la fuite des deux enfants qui marchent longtemps ensemble et finissent par trouver une grotte pour y dormir, les enfants interagissent. La forêt scande « On vous garde, on vous couche, on vous cache… ». ‘Le monde change parce qu’ils ont osé partir, la forêt veille, rien n’est perdu.. »
Dans le tableau 7, « L’hiver et la peur », les deux enfants trouvent des traces au pied de la grotte… « Des loups ??? » Le public scande « le loup, le loup, le loup… » La forêt se contracte, le silence des enfants devient un bouclier.
Dans le tableau 8, ils construisent leur maison avec uniquement un feu, sans murs ni toit. Les chœurs adultes et enfants s’expriment. Matthis et Louise, ses parents discutent avec le père de Birk, Borka… On fait la paix !!! Tous chantent.
Dans le tableau 9, « La nouvelle ère », le bailly s’est enfui, la colère aussi, Sanseverino chante.
La morale est donc claire : « la terre n’est à personne mais appartient à tous. »
Le chœur d’enfants, celui d’adultes, les musiciens, tous viennent saluer en bord de scène.
Cette magnifique création bien servie par des artistes talentueux a suscité moins d’enthousiasme que d’autres créations antérieures : chaleur, histoire un peu difficile, manque d’intérêt de certains élèves qui se sentent peu concernés et bavardent… Dommage, peut-être que ce moment mérite une écoute plus intime dans des conditions différentes.
Bravo à tous et merci à tous ceux qui ont contribué à la bonne réalisation de cette œuvre et à tous les bénévoles qui ont accompagné les groupes dans l’enceinte du Théâtre Antique.
