Le trio Kosmik, issu du CRR de Lyon, se présente ici pour son deuxième concert public : un projet encore tout récent, en pleine construction.
Le set s’ouvre avec une reprise du trio danois Athletic Progression, référence du jazz teinté de hip-hop, qui donne d’emblée le ton esthétique du groupe.
Quentin Houlon présente ensuite sa première composition, 5 dans 4, avec la participation de Sophie Bénard à la flûte, apportant une couleur supplémentaire à l’ensemble.
Clin d’œil devenu presque incontournable cette année : un passage par Miles Davis, avec Nardis, revisité à la manière de Kosmik. Le clavier y développe des textures aériennes, soutenues par une basse très présente, dans une relecture personnelle et convaincante.
« On va calmer le jeu avec une musique à faire pleurer », annonce Quentin Houlon en introduisant — non sans oublier d’en donner le titre — Ma lumière. Sans aller jusqu’aux larmes, la pièce séduit par sa sensibilité et sa justesse.
Le trio conclut avec Butterfly d’Herbie Hancock, dans un arrangement une nouvelle fois très personnel, enrichi d’effets de clavier et porté par un groove maîtrisé. La pièce offre également un chorus de basse suivi d’un solo de batterie, venant parachever le set.
Un ensemble prometteur, dont l’identité se dessine déjà avec clarté.
Les musiciens :
- Quentin Houlon : clavier, compositions
- Khalis Salhi : guitare basse
- Bastien Bethune : batterie
- Sophie Bénard : flûte (invitée)
