11/07/2026 – SuperMega SuperCool Révolution à Cybèle

11/07/2026 – SuperMega SuperCool Révolution à Cybèle

Petit concert tranquille d’un samedi après-midi caniculaire avec la crainte d’une petite somnolence qui serait malvenue de la part d’un chroniqueur en plein labeur. Tu parles ! Voilà que déboule sur scène cinq jeunes jazzeux branchés sur panneaux solaires, bourrés d’énergie et avides d’expérimentations musicales démesurées.

Dans les années 70, le jazz fusion a fait le bonheur des esgourdes de toute une génération de mélomanes enthousiastes face à la naissance de cette nouvelle branche du jazz. Avec un guitariste qui cultive une ressemblance assumée avec un certain Carlos S. période Woodstock, on s’attend à un set néo-rétro du jazz fusion. Alors oui, le jazz, le rock et le funk sont là et bien là, mais le collectif pousse les curseurs et transposent le concept au vingt et unième siècle : les turbulents drum&bass, jungle beat, breakbeat et autres musiques électroniques sont désormais de la partie, aux côtés de trublions plus anciens que sont le hard-rock et le progressive rock. D’aucuns ont baptisé la musique de SMSC R de  « jazz-rock prog-fusion » ou « neo jazz-funk ».

Le résultat est à la fois subtil et puissant, fantasque et ultra-précis, poétique et indiscipliné, bref ébouriffant.

Chaque morceau s’écoute comme une suite, entrecoupée d’intermèdes surprenants, transitions parfois étranges entre les ambiances qui se succèdent à la manière d’une musique de film. Les cinq musiciens alternent harmonies bien léchées, unissons impeccables, improvisations débridées mais toujours bien inspirées, rythmiques carrées, cadences impaires et breaks millimétrés, d’où se dégage une énergie plus que communicative. Le public ne s’y trompe pas. Les mélomanes avertis non plus. Cette musique est beaucoup plus élaborée qu’il n’y paraît. S’ils ne se prennent pas au sérieux, en témoignent les titres de leurs compositions (Les aventures de l’inspecteur Inspekther contre le gang des chats, Miaou-miaou, Folie fusion, On arrive devant ta porte, …), ces énergumènes sont tous d’excellents instrumentistes et des arrangeurs hors pair, pétris d’une solide culture musicale tous azimuts.

Il faut parfaitement connaître les règles pour bien les transgresser, ce qu’ils font avec délice.

 

Les musiciens de jardin à cour :

  • Justinien Berthon-Moine : claviers, synthétiseur
  • Siméon Peronnet : trompette
  • Gabin Alessio : guitare
  • Timéo Constant : basse
  • Fanga Thevenin : batterie

Auteurs/autrices