30/07/2026 – MB4 aux Nuits de la Poterie

30/07/2026 – MB4 aux Nuits de la Poterie

Avant de parler du concert, parlons de l’endroit.
À notre grande surprise, nous n’avions pas entendu parler des « Nuits de la Poterie » avant le matin même de cette soirée. C’est un lecteur qui a joué les lanceurs d’alerte en nous expliquant que ce petit festival fêtait, dès ce soir, sa dixième édition. Passé sous nos radars pendant dix ans : mea culpa !

Les Nuits de la Poterie se déroulent à Lhuis, dans le Bas-Bugey (Ain), chez la potière Emmanuelle Demolliens, qui exerce dans un petit coin de paradis niché dans cette moyenne montagne verdoyante.
Son fils Samuel, ingénieur INSA en génie civil, a arpenté le monde pour son travail et y a rencontré des musiciens, au Brésil et au Sénégal entre autres, avec qui il a noué de belles complicités. Il y a dix ans, l’idée lui est venue de les faire venir dans la cour de la fabrique : c’est ainsi que sont nées les « Nuits de la Poterie ». Le festival s’est développé peu à peu pour devenir un rendez-vous modeste (environ deux cents personnes) mais qui fait le plein à chaque soirée, entre voisins, familles et touristes, dans une ambiance chaleureuse et sans chichis. Buvette, sandwichs et crêpes tournent à plein régime. Le lieu est joli, l’ambiance détendue et souriante.
Le principe de ces « Nuits » est simple : un groupe en apéro-concert, deux groupes en soirée.

C’est donc à MB4 que revient l’honneur d’ouvrir cette édition.
MB4, c’est ce drôle de quartet composé de quatre saxophonistes.
De jardin à cour : Pierre Desassis au baryton, Hugo Afettouche au ténor, Thibault Galloy à l’alto (et un peu au baryton) et Grégory Sallet au soprano et à l’alto.
« MB » pour « Mood Block », « technique d’arrangement qui consiste en une juxtaposition de séquences de timbres et d’harmonisations autonomes, chacune ayant pour seul but d’installer une atmosphère ou un climat (« mood ») précis » (source Gemini). Une technique taillée sur mesure pour cet instrumentarium bien particulier, où chacun prend le lead à tour de rôle, porté par les harmonies des trois autres.
Thibault puise son inspiration dans les musiques des Balkans, bulgares notamment, avec des mesures peu communes (7, 11…) qui donnent le plus souvent une musique vive et joyeuse.
Parfois l’un s’octroie un solo, ou deux se détachent le temps d’un duo.
Les univers musicaux défilent, variés. Compositions et arrangements sont signés Thibault Galloy, à l’exception du dernier morceau : une version virevoltante et joliment « désarrangée » de la valse Indifférence de Tony Murena.
C’est fou ce qu’on peut faire sans cordes ni batterie.

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