Après les présentations d’usage, le groupe de Katarina Pejak s’installe sur la jolie scène du théâtre de verdure de Mollans-sur-Ouvèze. Au passage, c’est un record pour Parfum de Jazz ici : plus de trois cents personnes assistent au concert.
Le ton est donné d’emblée : Boris Rosenfeld joue de la pedal steel, au son si particulier. Katarina Pejak est au piano pour Hard Money. C’est blues et cool.
D’emblée, la voix de la chanteuse et son jeu de piano nous captivent. La proximité avec Norah Jones, vocalement et musicalement, n’est pas usurpée et nous accompagnera tout au long du set.
Ce soir, Katarina présente essentiellement les titres de son dernier album, Pearls on a String, sorti en 2024, mais on fera également un petit détour par Roads That Cross (2019).
Jeremy’s Boat évoque le personnage et son bateau.
Pour Woman, Boris s’éclipse — c’est la mode ce soir — pour laisser le trio s’exprimer.
The Practice est un « vieux » morceau écrit en 2012, alors que Katarina était encore étudiante. Tout son talent y est déjà en place. She’s Coming After You est également l’une de ses premières chansons.
Cool Drifter est « plus festif » et le public est mis à contribution pour rythmer le morceau par ses applaudissements. C’est toujours compliqué, pour le public français, d’appuyer sur les bons temps !
Juste avant Panic Mode, Boris s’est fait lâchement attaquer par une mante religieuse, ce qui l’a complètement déstabilisé. Les paroles « There is a snake in the grass… » convenaient parfaitement au stress vécu par le guitariste.
Don’t Tell the Children est un message de confiance dans les jeunes générations et dans leur capacité de résilience face aux dangers qu’elles affrontent dans notre société en mutation.
Before It’s Too Late s’enchaîne parfaitement avec la chanson précédente : une ballade toute sucrée, en dépit de l’importance du sujet.
Excuses réveille l’ambiance en virant au boogie-woogie.
Honey Jar, des Wood Brothers, conclut ce set. Un blues façon Chicago, bien entraînant, avec à la clé un chouette chorus de pedal steel.
Le rappel est improvisé sur « un blues en do de douze mesures », où Boris est encore mis à contribution à la pedal steel. Puis le bassiste et le batteur reviennent pour une reprise d’Ophelia de The Band.
Cette formation dirigée par la pianiste-chanteuse Katarina Pejak a fait un carton à Mollans. Le public est debout pour la saluer.
Les musiciens :
- Katarina Pejak : voix lead, piano
- Boris Rosenfeld : guitare, pedal steel, chœurs
- Sylvain Didou : contrebasse, basse
- Johan Barrer : batterie, chœurs
