Un voyage dans le voyage
Où l’on retrouve le bateau Le Savoyard II, qui va nous emmener sur le canal de Savières puis sur le lac du Bourget, avec une météo des plus clémentes.
BatÔjazz a invité le trio de la harpiste Rafaëlle Rinaudo, qui présente son projet Spin & Spells. Ce titre énigmatique fait référence aux constructions sonores mises en place par le trio : les « spin » sont des rotations, des sons qui s’enroulent en boucles, et les « spells », les sortilèges évoqués par leur musique.
Avec eux, l’Afrique est très présente et la magie n’est jamais bien loin… Simon Winsé joue du kamélé n’goni, qui est de la famille des harpes en Afrique de l’Ouest. Il y a donc deux harpes* sur scène, et l’on commence le concert par Les Comparaisons, histoire de faire les présentations.
Suivra Brest Même, opportunément renommé Chanaz Même, une ballade dans la balade, où Simon Winsé joue d’une grande flûte peule tout en chantant. Dépaysement garanti.
Par-dessus vient se plaquer le sax ténor d’Antoine Viard. Un son très libre, qui n’est pas sans rappeler celui d’Archie Shepp. Antoine va également jouer d’une petite flûte à bec.
Le navire glisse délicatement sur les eaux, les paysages défilent, des hérons et des cygnes vont se planquer un peu plus loin.
De magie, il en sera de nouveau question avec Agueretou, où le public sera mis à contribution.
Le contraste entre la musique et la nature qui défile est saisissant.
*: Rafaëlle Rinaudo joue d’une harpe Camac DHC 36 (DHC pour Deborah Henson-Conant, musicienne américaine de jazz et de pop). Cette harpe est extrêmement légère : en fibre de carbone, elle pèse moins de huit kilos ! (voir ici)
