Le set débute par une revisitation de la valse Indifférence, de Tony Murena.
On bascule ensuite vers le latin avec le surprenant Tio Macaco, de Michael League — le bassiste et leader de Snarky Puppy —, enchaîné avec le plus classique Mambo Jazz, d’Orlando Valle. Le voyage continue.
Plus étrange, cette reprise d’une B.O. du manga Cowboy Bebop, interprétée par The Seatbelts, groupe japonais de blues-jazz. Il fallait la trouver, celle-là ! Dépaysement garanti.
Sur Harder, Better, Stronger, Faster, de Daft Punk, Francis Bourganel délaisse son saxophone pour le chant. Il garde le micro pour Wake Up, de Rage Against the Machine, puis pour Louxor j’adore, de Philippe Katerine. Visiblement, Francis prend goût à son rôle de chanteur déjanté. Dans le même temps, le band prend plaisir à l’accompagner.
Puis, on prend le chemin de la Roumanie pour un traditionnel, Tu romnie (« Ne pars pas ») : le band sonne comme une fanfare balkanique.
Le set s’achève sur un morceau tout aussi décalé, Miop, de Radoslaw Klukowski, où l’on peut enfin entendre le bassiste se lâcher, avec au passage un hommage à Catherine Ringer et quelques notes de Marcia Baïla.
Philippe Dechèvre nous avait prévenus : le set fut assurément festif.
Les musiciens :
- Carine Bianco : direction, accordéon, clavier
- Franck Thierry, Thierry Barreyre, Jean-Vincent Bosse : trompettes
- Marion Batard, François Lucas : trombones
- Chantal Eynaud-Lassalle, Sandrine Colineau, Francis Bourganel* : saxophones altos
- Armèle Perrier, Jean-Paul Rascle : saxophones ténors
- Céline Carette-Castrichini : saxophone baryton
- Régis Fol : flûte
- Jérôme Boucomont : clarinette
- Sophie Himmelberger : accordéon
- Louise Marsille : piano
- Michel Perrier : basse
- Jean-Louis Blanchard : batterie
- Michel Lecoq, Christophe Jouane : percussions
* : et voix
