Il devait venir ce soir avec des musiciens de la République démocratique du Congo… dont les visas n’ont pas été accordés. Patatras !
Philippe Dechèvre, dont le carnet d’adresses est conséquent, s’est rapproché du TNT Trio pour les remplacer au pied levé. D’où l’appellation, pour le moins singulière : « Julien Hucq invite le TNT Trio ».
Le set débute par une première composition de Julien Hucq, Les Bois du Casier, en référence aux terrils de Charleroi. L’alternance commence avec Prisca, de Benoît Thévenot.
Suit une composition dédiée à un footballeur du Standard de Charleroi des années 1990 — dont je n’ai malheureusement pas saisi le nom —, très bop, où le trio piano-basse-batterie prend son envol.
Avec Few Corners, Julien Hucq évoque ses débuts désargentés aux États-Unis : ambiance soft, qui sent les fins de soirée dans les clubs que le saxophoniste n’a pas manqué d’écumer. Greg Théveniau nous gratifie alors d’un chorus de première bourre, comme on les aime.
Au fil du set, la mayonnaise prend et le saxophoniste s’intègre au son du TNT Trio.
Julien Hucq est comme un caméléon : il prend les couleurs qui lui sont offertes. Son jeu, calme et enveloppant, s’accorde naturellement à l’esprit fusion mis en avant.
C’est un peu la magie du jazz : permettre des rencontres inopinées qui fonctionnent.
Des festivals « sans prétention » comme Jazz sur les Places favorisent ce genre de surprise.
Bonne pioche.
Les musiciens :
- Julien Hucq : saxophone alto
- Benoît Thévenot : piano et clavier
- Greg Théveniau : basse électrique
- Hervé Humbert : batterie
