04/10/2026 – Brassens le Cubain à l’OPSIS pour le Rhino Festival

04/10/2026 – Brassens le Cubain à l’OPSIS pour le Rhino Festival

Nous sommes accueillis dans le pôle culturel l’OPSIS de Roche-La-Molière par l’adjointe à la culture et le président du festival Jean-Paul Chazalon.

Sur scène, un collectif de  huit musiciens issus pour la plupart du groupe Tempo Forte, qui aiment Brassens et qui sont partis du postulat « et s’il était né à Cuba ? ».

Le premier morceau, Les Passantes, débuté par Franck Détraz à la contrebasse électrique,  très calme, va permettre de nous échauffer pour la suite. Ricky James s’approprie les paroles de Georges Brassens avec une voix suave et grave très agréable. Nous pouvons apprécier une improvisation de Christophe Blond au clavier. Ricky demande à la foule de dire haut et fort à l’âme de Georges Brassens « Merci Georges » ce qui est fait unanimement.

Brave Margot prend la suite, puis Dans l’eau de la claire fontaine avec un très beau solo au saxophone soprano d’ Hervé Francony fort bien accompagné par Christophe.

Il est temps de parler des trois compères toujours prêts à emboucher pour quelques pêches parfaitement en place ou des riffs, des arrangements aux petits oignons et des harmonies superbes.

Hervé joue aussi bien de la clarinette basse que du saxophone alto ou soprano ainsi que de la flûte traversière, et il écrit ! Aurélien Joly à la trompette et au bugle à l’aise dans toutes les tessitures de ses instruments, et Michel Goutagny au sax ténor, clarinette et arrangements. Cerise sur le gâteau ils sont aussi aux chœurs et ils sont admirables.

Nous enchaînons avec Gastibelza, écrit à partir d’un poème de Victor Hugo « Guitare », puis Trompe la mort où Aurélien nous fait un chorus endiablé ; les spectateurs l’applaudissent chaleureusement. Nous passons en ternaire avec Le fossoyeur, arrangé par Hervé, qui prend pour l’occasion un solo au sax soprano.

Chaque musicien tient très bien son rôle et la rythmique est parfaite, surtout avec des tempos qui varient au milieu des morceaux, des passages de binaire à ternaire, des modulations et toute la difficulté de ces rythmes cubains. N’oublions pas le rôle essentiel des percussions. Aux congas, bongos et chant, Miguel Olmo Hernandez, né à Santiago de Cuba, et, à la batterie et arrangements Isel Rasua Vall-Llosera, né à Cuba, à l’aise dans toutes les cadences parfois vraiment décalées.

Nous continuerons avec Les funérailles d’antan bien latin avant que le swing ne s’installe. Surprenant. Ricky en profite pour faire chanter le public sur « don’t worry, be happy » et se met à scatter pour notre plus grand plaisir.

 La Chasse aux Papillons, avec une improvisation à la clarinette de Michel Goutagny, suivi Je me suis fait tout petit sur lequel Michel sera aussi à la flûte traversière.

Nous entendrons également La Princesse et le Croque-note, titre qui sera dans leur troisième album en cours de réalisation, Le temps ne fait rien à l’affaire et le public se lève, applaudit et en redemande.

Nous aurons deux rappels. Le premier est entamé par le clavier seul et tout le monde apprécie en reconnaissant Les copains d’abord qui sera suivi par Le petit cheval.

Les musiciens, très sérieux au début, certainement à cause de la concentration que demande cette musique complexe et riche, se détendent au cours du concert et nous sentons le plaisir qu’ils ont à jouer ensemble, quelques sourires circulent et la communication est bien présente.

Très beau challenge réussi par ces artistes que d’avoir imaginé Georges Brassens d’un autre horizon, et de permettre à ses chansons de continuer à exister et à être transmises aux jeunes générations, bien présentes dans le public.

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