Salle comble, public varié et globalement sexagénaire, et plus. Que dire de plus que mon confrère Michel Clavel, dans la présentation du groupe (voir ici) ? Tout y est : les musiciens, le style, un panégyrique d’un aficionado acquis.
Après une introduction a cappella, depuis les coulisses, le groupe arrive, s’empare de ses instruments et va nous régaler pendant plus de deux heures. Très pro dans sa façon de faire vivre et de faire participer la salle, souvent rythmée par les claquements de doigts et les applaudissements des spectateurs qui, tout doucement, se transforment en musiciens, puis en danseurs.
Le meilleur moment des Blues Brothers avec les Super Soul Brothers… Times Are Changing So Fast, puis Closer, If, Time Is Right for Love : bref, les morceaux se succèdent. Puis tous les musiciens quittent la scène pour ne laisser qu’Olivier Pelfigues, qui se lance à corps perdu dans un solo de batterie de la plus pure tradition.
Puis retour du groupe, avec au chant David Noël (alias « Nono »), affublé d’un melon du plus bel effet, qui a quitté son blazer en velours noir et strass pour un gilet étoilé, accompagné de Claire Rousseau-Palliez, qui complète le chant par une voix haut perchée et une danse de Saint-Guy, une énergie infatigable… Les morceaux s’enchaînent à nouveau, sans commentaire, sans titre, sans interruption. Un solo de guitare de Pierre-Antoine Dumora, particulièrement apprécié ; une basse discrète mais efficace, en la personne de Ludovic Timoteo ; un piano joué debout ou assis par Julien Stantau ; et enfin un trombone habité, en la personne de Julien Subuhete.
Le public est debout, danse : on a l’impression d’être dans une cérémonie païenne, que ce soit sur scène ou dans la salle. Une sorte de folie s’est installée. Funk With You, Happy Birthday, puis le rappel sur Mister P Boy Song clôturent ce concert. Plaisir partagé, où l’on a ressenti l’enthousiasme des musiciens et celui du public.
Une belle soirée dont on ressort saturé de son, mais heureux d’y avoir participé.
Les musiciens :
