Ce soir, le partenariat de l’Opéra Underground et du théâtre de La Renaissance, sous l’égide de la Spedidam, nous offre une soirée riche en couleurs sous les traits de Rebecca Roger Cruz et de son groupe.
Rebecca arrive par la salle en agitant une sorte d’éventail en paille, tout de rouge vêtue, ses longs cheveux bruns attachés en queue de cheval, dévoilant de gros coquillages à ses oreilles.
Elle s’installe en chantant au centre de ses musiciens : à sa gauche, Léonore Grollemund au violoncelle, Léna Aubert à la contrebasse et Sylvain Rabourdin au violon ; à sa droite, assise sur un cajon, Anne-Laure Bourget aux percussions. Ces quatre musiciens seront un chœur apprécié pour entourer le chant profond de l’artiste.
Elle nous accueille pour « une cérémonie » au milieu de six ampoules sur pieds qui clignotent si besoin, dans une fumée légère. Habituée de Lyon, où elle a résidé pendant ses études musicales, ce sera un voyage parmi les titres de Rio Abajo, l’album de 2025.
Elle a allumé une bougie, nous parle de son obsession de l’eau et, hormis une incursion dans le baroque avec Fairy Queen de Purcell, nous entendrons des mélodies hispaniques et françaises, avec le concours des percussions, des maracas, des quitiplas, du kalimba… Tout cela pour « sortir du négatif », aidée en cela par la combustion d’un bâton de palo santo, typique de la purification.
Tandis qu’elle remercie, nous mesurons le chemin parcouru par Rebecca, du Venezuela à ce concert, de toutes ses influences, de la confluence de toutes les musiques et des musiciens rencontrés, et de la liaison permanente avec les éléments et les esprits… qui nous relient tous au Vivant et au spectacle vivant.
