Hugo Frison, directeur du théâtre de La Renaissance à Oullins, nous accueille ce soir pour remercier tous les acteurs de ce beau et grand projet, ainsi que le public qui a répondu présent pour ces quatre représentations. Il nous présente ensuite un acteur majeur de la Spedidam — remercié par Hugo pour son engagement lors de ces quatre soirées dans le théâtre et de trois dans la petite salle, en préambule du Lac — qui nous explique les missions de cet organisme, qui collecte et redistribue aux artistes les droits découlant de l’utilisation du fruit de leur travail, en combattant l’arrivée de l’IA.
Le décor est planté : un parking, un lac évoqué, des plantes aquatiques, des musiciens derrière un rideau transparent. Sept chanteuses et chanteurs lyriques* (de la soprano à la basse), dix-huit musiciens protéiformes**, un traitement des costumes évoquant la nudité, surprenant et évocateur : tout semble calme…
Mais l’arrivée de Pistolette, policière zélée, va bouleverser cet univers installé… Le maire, qu’on ne voit pas, a interdit la baignade ! Ce sera le début des joutes verbales et musicales. On alterne, pêle-mêle, entre l’espoir, le désespoir, le rejet de l’autorité, la possibilité d’un autre monde, la fraternité, le dialogue impossible avec les élus, la transformation d’un être en un autre pour fuir la réalité…
L’intrigue avance et nous pensons voir une fin positive lorsque tous entament longuement le tonitruant Je peux flotter… Mais la fin du spectacle calme l’enthousiasme général tandis que tous se dirigent lentement vers les coulisses à cour où, accompagnés d’une musique triste et lancinante, ils scandent : « Fini le calme, fini le solide, fini le continu… »
Finalement, après une heure trente de talent, de joie, de cris, de partage et de désillusions, il nous reste une certaine injonction sur le futur : soyons vigilants !
Jean-Pierre, notre photographe, a eu à cœur de photographier le staff imposant en régie, prévu pour épauler et remplacer les techniciens de ce soir dans les dix prochains spectacles déjà signés, prémices certainement d’une longue tournée…
Gageons que Grégoire Gensse, fondateur du Toubifri, d’où il est, est fier et heureux de cette évolution !
* Les chanteurs : Lou Rivaille, Fanny Lhéritier, Majdouline Zerari, Anne Davienne, Rémy Poulakis, Pierre Barret-Mémy, Étienne Chevallier.
** Les musiciens :
- Mathilde Bouillot : flûtes ;
- Laurent Vichard : clarinettes ;
- Damien Sabatier, Benjamin Nid, Thibaut Fontana, Yannick Narejos, Stéphanie Aurières : saxophones ;
- Félicien Bouchot, Emmanuelle Legros, Yannick Pirri : trompettes, bugles ;
- Aloïs Benoît : trombone, euphonium ;
- Grégory Julliard : trombone, tuba ;
- François Mignot : guitares ;
- Mélissa Achiardi : vibraphone ;
- Matthieu Naulleau : claviers ;
- Lucas Hercberg : basse, contrebasse ;
- Corentin Quemener : batterie, percussions ;
- Lionel Aubernon : percussions, synthétiseurs.
