Ludovic Chazalon nous accueille ce soir à Saint-Chamond pour la très attendue Nuit du Blues. Il remercie, comme à son habitude, surtout les nombreux et indispensables bénévoles.
Andy Balcon solo

Arrive sur scène le jeune Anglais Andy Balcon pour un solo. Vêtu sobrement d’une chemise blanche et d’un pantalon gris, sous des lumières roses et bleues, il nous dit « Bonsoir » et entame This Old Heart Still Young, suivi de Lost and Found, où il nous évoque le groupe dont il fait partie à Besançon : Dead Fish. Dans Pain, Love, Joy puis Wheels in Motion, il nous exprime sa satisfaction de pouvoir jouer ses propres compositions ; les lumières oranges tournoient et les faisceaux sont violets. Pour Mind, Body, Soul et Andy Solo, l’orange tournoie avec le vert des faisceaux.
Il rejoue un titre de Dead Fish, Lazy Eye, pour « soutenir le groupe », en nous disant en français sa joie d’être là et le fait qu’il a oublié « ses CD » ! Good God précédera Who Am I? puis Feel Love. Il quitte la scène pour revenir nous interpréter Hit the Road Jack et, comme il sent une énergie positive dans le public, il termine son set par une improvisation appréciée.
Belle découverte que ce musicien vrai et simple, qui a su, dans un écrin discret et coloré, avec seulement sa voix de « blues shouter » et sa guitare acoustique, intéresser un public attendant les autres artistes de la soirée.!!!
Sons of Killdozer

Peu après un court changement de plateau, une intervention souriante de Ludovic nous invite à écouter un enregistrement de son équipe sur le dernier rhinocéros vivant au Botswana !!!
Arrivent sur scène les musiciens de Sons of Killdozer : le saxophoniste Antoine Bost, assis à côté du trompettiste Fred Roudet ; au fond de scène, le guitariste Edouard « Doudou » Gonzalez*, le batteur Yves Rothacher**, le bassiste Pascal Garcia et le guitariste Jean-Pierre Gouillon*. Tous ces hommes sont rejoints par la jeune et talentueuse chanteuse Marina Venet. Le toujours élégant Robert Lapassade* (tenue blanche de la tête aux pieds et manteau noir) fait son entrée, coiffé de son habituel chapeau. L’octet est alors complet et nous entraîne de suite dans son énergie communicative.
Nous reconnaîtrons Hurt You, Strike Like on Me, Soul Radio (pour Chris Rothacher), Nobody but You. Ils convoquent les Snapping Boys (l’un des groupes dont Robert a fait partie) avec Suzy. Il nous parle du Rhino Festival. Fred Roudet entame un magnifique solo, dont il a le secret, pour introduire Papa Was a Rolling Stone. Nous entendrons aussi First I Look at the Purse (des Contours, reprise par The J. Geils Band).
En rappel, hommage est rendu à Otis Redding avec Hard to Handle. Robert Lapassade a vraiment eu raison de poursuivre l’aventure Killdozer, tant le public présent a été conquis ou reconquis par le talent, l’énergie positive, l’envie de jouer et de partager qui ne l’ont jamais quitté…
* ex-Killdozer ; ** ex-Ganafoul
Jane Jeresa Quintet

Ludovic reprend brièvement la parole pour nous présenter le troisième concert de cette soirée. C’est le producteur Alain Michel qui lui a soumis l’idée d’inviter Jane Jeresa et ses musiciens.
En effet, Pablo Leoni à la batterie, Andrea Caggiari à la basse, Luciano Pesce aux claviers et Roberto Morbioli à la guitare forment un écrin propice à la voix de Jane Jeresa.
En attendant son arrivée, ils nous donnent un aperçu de leur talent et de leur énergie en interprétant Nobody Knows You When You’re Down and Out (Jimmy Cox, reprise par Eric Clapton) et I Got You on My Mind (Howard Biggs/Joe Thomas).
Jane Jeresa fait alors son entrée, silhouette brillant de mille feux verts… Le lamé de sa robe et sa gentillesse nous plongent immédiatement dans l’énergie, le sourire, l’engagement de ses origines africaines, mâtinées de soul, de blues et d’engagement physique continuel. Are You Satisfied et Cinnamon Blues (coécrites avec son guitariste) donneront toute la mesure du duo guitare-voix, bien soutenu par les autres musiciens. Pour illustrer Come to Mama et Mother Nature (Koko Taylor), elle danse et transmet toute son énergie sincère, sans complexe. Là encore, nous avons une belle partie solo de son guitariste.
Mama, He Treats Your Daughter Mean (Ruth Brown), qu’elle présente, précédera What Can I Do (Jeresa/Morbioli) et Dive into the River (idem), où elle fait chanter le public. Back in Your Arms (Jeresa/Bernardi), I Say Yes You Say No (Morbioli), Secret Love (Jeresa/Morbioli), Beautiful Love (Jeresa) forment une suite de compositions originales.
De toutes ses influences (Aretha Franklin, Nina Simone…), elle retiendra ce soir I Just Wanna Make Love to You (Willie Dixon) et The Blues Is My Business (Kevin Bowe/Todd Cerney), immortalisées par Etta James, où le public conquis ne se prive pas de taper des mains pour communier avec elle.
En rappel, Love Is a Lie (Beth Hart) nous enchantera, évidemment, encore une fois… On danse devant la scène… Une fois de plus, Ludovic et le Rhino Festival nous ont offert une belle découverte : celle d’une artiste vraie, sensuelle, engagée, positive et gaie, entraînant le public dans son art du blues moderne et original. Souhaitons-lui la même réussite qu’à d’autres artistes découvertes au Rhino (Jazz !), comme Youn Sun Nah… Merci le Rhino !!!
