Ma première soirée dans LE nouveau club lyonnais. Les Grandes Voûtes situé au 27 de la rue Burdeau sous un des escaliers qui mène à la place Chardonnet où se trouve La Clef de Voûte.
Le pluriel de voûtes est mérité vu qu’elles sont plusieurs et s’étagent sur deux niveaux et proposent de beaux et généreux volumes.
Le lieu est splendide et propice à la convivialité avec ses différents plateaux au mobilier chiné dans des puces et brocantes.
Ce soir, nous retrouvons des figures tutélaires de la Clef de Voûte à savoir le « chef d’orchestre » du soir Vincent Périer au sax ténor ; Stéphane Vincenza au piano ; Patrick Maradan à la contrebasse et Cédric Perrot à la batterie. Nous sommes en terrain connu hormis le lieu qui dévoile une acoustique agréable.
Le principe est exactement similaire à celui du club de la place : du jazz genre hard bop et corollaires avec des déclinaisons des grands-maîtres : Cheesecake de Dexter Gordon ; Méditation de Jobim. Dans cette veine hard-bop suit une composition de Vincent Périer, Every Night qui traduit la vigueur de ces lieux où les musiciens sont très sollicités. Le jeu se calme avec la superbe ballade de Duke Ellington All to soon où Vincent Périer se coule dans la peau de Ben Webster. Le premier set s’achève sur un rutilant Firm roots de Cedar Walton où Cédric Perrot s’en donne à cœur joie. Le public est jeune dans l’ensemble et semble tout à fait captivé par ce spectacle vivant donné à quelques mètres de ses yeux et de ses oreilles. La magie du club opère déjà.
J’en profite pour faire un tour à la « maison mère » quelques marches plus haut, où officient Karim Addadi et une autre bande de tueurs, dont Marc Cabrera et Hervé Salamone. Étrangement le lieu est tout aussi plein, rempli d’une jeunesse heureuse d’écouter cette musique aînée et vivante.
Le pari de La Clef de Voûte, version 2 semble bien engagé.
Au second set Les Grandes Voûtes n’ont pas désempli avec des tubes des 60’s : Inner Circle ; Soy Califa… et toujours cette énergie positive et enjouée de ce jazz positif.
