29/01/2026 – Conférence « Jazz et gangsters » au Saint-Fons Jazz

29/01/2026 – Conférence « Jazz et gangsters » au Saint-Fons Jazz

Aurèle Rallon, jeune pianiste du C.R.R. nous propose  cette conférence.

L’histoire commence en 1923 à la sortie d’Owney « The killer » Madden de la prison de Sing Sing après neuf ans de taule. Pour se détendre il file au au Lux Club à l’angle de la 142e et Lenox à Manhattan pour écouter l’orchestre de Duke Ellington.

Il adore l’endroit et le rachète ce club pour en faire le Cotton Club.

Un peu d’histoire : la mafia émerge dès les années 1880 après l’immigration de plus deux millions d’Italiens. Pour illustrer les lien du jazz avec la mafia on écoute un morceau plutôt rare de Billie Holiday My Yiddishe Momme, qui traduit les connections des noirs de New York avec la diaspora juive (egalement deux millions de personnes)

Les deux communautés, stigmatisées créent des liens. Lucky Luciano va rapprocher les deux mafias sous la houlette de Cosa Nostra.

Five Points Joint, point de jonction de cinq quartiers défavorisés à Manhattan est l’endroit le plus mal famé de New York et bizarrement c’est là que s’installent de nombreux clubs de jazz. Pour illustrer ce point on écoute The joint is jumpin’ de Fats Walker.

Les « roaring twenties » voient l’apparition de la prohibition et donc l’émergence des bootleggers (contrebandiers) et des « speakeasy », cabarets où l’alcool circule quasi librement et pour l’animation on embauche les musiciens noirs dont la musique plaisait ( Minnie the Moocher de Cab Calloway illustre ce passage). Cab Calloway, la première Swing Star, a succédé au Duke au Cotton Club.

Celui qui a le mieux ou le plus illustré les rapports entre jazz et mafia est bien sûr Frank Sinatra ( écoute de New York New York). Sa première femme faisant partie d’une famille mafieuse.

À la sortie de prison en 1946, Luciano l’invite à le rejoindre pour fêter ça à La Havane. Son Oscar d’acteur serait dû à des appuis mafieux.

D’après le conférencier le jazz n’existerait pas sans la mafia qui a contribué son développement.

Il trace le parallèle entre le jazz et le hip-hop, musique populaire de leur temps et qui n’hésite pas à choquer les mœurs de l’eur époque.

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