19/03/2026 – Jean Toussaint en quartet chez Mademoiselle Simone

19/03/2026 – Jean Toussaint en quartet chez Mademoiselle Simone

Le saxophoniste Jean Toussaint né dans les Antilles devenu new-yorkais et désormais londonien dispose d’un CV élogieux après un passage à la Berklee College of Music et chez les Jazz Messengers d’Art Blakey il a partagé des scènes avec tout le gratin du jazz mondial.

A l’invitation d’Olivier Truchot il vient pour trois soir chez Mademoiselle Simone et outre le pianiste il est accompagné par Diego Imbert à la contrebasse et Sangoma Everett à la batterie. Que du beau linge !

A eux quatre ils installent une ambiance très club dans restaurant qui confirme une fois de plus ses étoiles du jazz.

Le set débute par une compo de Jean Toussaint Mood mode, histoire de nous mettre dans l’oreille le son puissant et clair du saxophoniste.

Suit une reprise de These foolish things (Billie Holiday), très réarrangée où chacun nous a livré un avant goût de son savoir-faire au cours de chorus captivants.

Sangoma suggère vu que la salle est très attentive (et peu bruyante) d’entamer la superbe ballade Vera Cruz de Milton Nascimento. Ce soir c’est « à la carte  » chez Mademoiselle Simone.

Bien que pas annoncé on reconnaît ensuite une version très trafiquée de On a Green Dolphin Street à la mode de Wayne Shorter, l’idole de Jean Toussaint

Le set s’achève sur un Blues for Yve (Yve étant la femme de Jean).

Après la pause le quartet reprend en terrain connu avec un Bye Bye Blackbird joyeux et dansant.

Ils continuent avec le tube des tubes : Autumn leaves où la rythmique fait mieux qu’accompagner le sax. Diego nous gratifie d’un somptueux chorus. Le final est très débridé.

Toujours et encore un standard intemporel, c’est Body and soul sur un tempo très langoureux, idoine pour apprécier le sax chuintant et ses notes claires et détachées. Un premier dessert.

Retour aux racines de Jean avec un Calypso bien ensoleillé où Jean se lâche en toute liberté.

C’était le dernier morceau du set . On espérait un rappel … mais le public peu habitué aux codes du jazz est resté  peu vindicatif. Dommage !

 

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