14/05/2026 – Baby Vortex à Jazz dans le Bocage

14/05/2026 – Baby Vortex à Jazz dans le Bocage

Au programme, le groupe Petit Singe était attendu, remplacé au pied levé par une formation bordelaise : Baby Vortex. Allons‑nous être aspirés par ce tourbillon musical ?

Aux compositions et claviers, Clément Simon alterne dissonances et belles harmonies dès le départ et nous plonge dans son univers musical éclectique.

Nous partons gravir les sommets avec Alpinist, alternance de calme et d’énergie. Le son circule d’un musicien à l’autre, les impros fusent et le guitariste Jean‑Loup Siaut rentre dans le son du piano avant de s’élancer dans un très agréable chorus. Le tout, bien épaulé par une belle présence du batteur Curtis Efoua. La qualité est bien là et le vortex fonctionne sur le public.

Une phrase initiée au clavier, reprise dans différentes tonalités par la guitare, introduit Pistolaser Song : ça balance bien sous le back‑beat de Curtis, qui utilise trois cymbales assemblées et déformées pour donner un son mat et agréable sur les temps forts. Une petite citation du guitariste Jean‑Pierre en début de solo, me semble‑t‑il.

Escale dans le monde mystérieux des pyramides, surtout lorsque nous entrons dans la mauvaise, avec Wrong Pyramid. Ils réussissent fort bien à créer une atmosphère ésotérique qui se finit sur des notes aériennes au piano.

Nous restons un peu dans le thème avec un personnage sombre et impénétrable, Igor Mortis : un tempo lent très marqué au départ qui va osciller tout au long du morceau, des notes très discordantes et dérangeantes au clavier, stabilisées par la guitare.

Ils nous ramènent à quelque chose de plus joyeux et dansant avec La bonne Étoile, cette fois sur des rythmes africains menés de mains de maître par Curtis, qui terminera par un superbe chorus après celui de Clément.

Nous terminons happés par l’Ouest américain et le western dans Cheval Fourbe, inspiré, entre autres, par Jimi Hendrix. Des rythmes créés au piano en parallèle avec la batterie, beaucoup d’harmonies audacieuses et surtout une énergie folle. Jean‑Loup sait utiliser des sons vraiment agréables et beaux, différents, toujours très bien adaptés aux thèmes.

Ils sont heureux d’être là, ils le disent, et ça se sent. Ils interprètent une musique planante, voire de transe, dans laquelle Baby Vortex nous entraîne et dont le nom prend toute sa signification. Pari gagné : le public s’est laissé transporter au gré de leurs pérégrinations.

Bravo pour cette programmation de dernière minute de la part de Jean‑Luc Maronne.

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