Autour du batteur Roger Boghossian se retrouvent plusieurs figures bien connues de la scène régionale : Michaël Chéret au saxophone ténor — arborant un superbe t-shirt à l’effigie de Sonny Rollins, disparu récemment —, Marcel Bottaro à la contrebasse et Benoît Dimier-Valet au piano, belle découverte.
La chaleur écrasante a clairsemé les rangs : à peine trois personnes occupent les chaises brûlantes de Cybèle. Qu’à cela ne tienne, le quartet fait l’impasse sur toute introduction et attaque directement avec un Ah-Ma-Tel d’Horace Silver, morceau rare déniché par Michaël Chéret, lancé avec un swing incisif.
Sans transition, le groupe enchaîne avec Baia, dans la version popularisée par Stanley Turrentine.
Puis vient Pent-Up House, extrait de Saxophone Colossus de Sonny Rollins. En élégant leader, Michaël Chéret s’efface alors pour laisser toute latitude au trio.
Porté par ce son ample, le public commence peu à peu à affluer.
Le quartet déroule un set très enlevé, animé d’une ferveur constante. À l’issue de chaque morceau, les musiciens, visiblement heureux, échangent sourires et marques de satisfaction.
Break Tune de John Ellis,
Dear Sir de Wayne Shorter, ballade en huit mesures d’une remarquable concision,
et enfin Big Boogaloo d’Éric Lénini viennent compléter le programme.
Du bop, du groove et une énergie communicative pour un set solidement mené.
Les musiciens :
- Roger Boghossian : batterie
- Michaël Chéret : saxophone
- Benoît Dimier-Valet : piano
- Marcel Bottaro : contrebasse
