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26/06/2026 – Too Many Zooz au Théâtre Antique

26/06/2026 – Too Many Zooz au Théâtre Antique

Too Many Zooz, trio new-yorkais formé par Leo « Leo P » Pellegrino au saxophone baryton, Matt « Doe » Muirhead à la trompette et aux claviers, et David « King of Sludge » Parks à la batterie et aux percussions, voit le jour en août 2013 dans le métro new-yorkais.

Dès mars 2014, une vidéo virale sur YouTube leur ouvre les portes des studios et des salles de concert. Leur première tournée débute en janvier 2015, d’abord aux États-Unis, puis à l’international. C’est dans ce contexte que Jazz-Rhône-Alpes, par l’intermédiaire de Pascal Derathé, les programme à Vienne le 26 juin 2015 (voir ici), soit jour pour jour onze ans plus tôt. Fin 2016, leur collaboration avec Beyoncé pour un show à Nashville les propulse définitivement sur le devant de la scène médiatique américaine.

Le groupe revendique la création d’un genre à part entière : le « Brass House ». « Brass », parce qu’il faut jouer fort et vite pour capter l’attention dans le métro ; « House », pour les structures répétitives inspirées de la musique électronique, faites de boucles que l’on superpose, module et transforme. Une esthétique empruntant aux codes de l’électro et de la techno, mais portée ici par des instruments acoustiques, avec très peu de recours aux machines.

Leur approche instrumentale elle-même sort des cadres académiques. Les sons suraigus que Leo P tire de son baryton auraient sans doute surpris Adolphe Sax. De son côté, le « King of Sludge » arbore une grosse caisse portée à l’avant, équipée sur le flanc de multiples percussions. Leur musique possède les qualités — et parfois les limites — des formes répétitives : chaque boucle doit se renouveler pour éviter la lassitude.

Sur un thème aussi puissant que Caravan, leur traitement fait mouche : la composition du Duke les propulse et les pousse à se dépasser.

À signaler également l’étonnant jeu de jambes de Leo P, rare chez les saxophonistes — à peine évoqué chez Émile Parisien, et encore plus spectaculaire ici sur un baryton. Une signature visuelle qui accompagne une proposition musicale déjà singulière.

Onze ans après leur première venue, Too Many Zooz n’a rien perdu de sa fougue, gagnant au contraire en précision. Le public, composé en grande partie de jeunes — parfois venus pour Deluxe —, a pleinement adhéré à l’énergie du trio.

Les musiciens :

  1. Leo « Leo P » Pellegrino: saxophone baryton
  2. Matt « Doe » Muirhead: trompette et aux claviers
  3. David « King of Sludge » Parks: percussions

 

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