C’est une première scène pour Lila May. Oui, une toute première. Le début d’un parcours artistique qui s’annonce déjà prometteur.
Il est rare — voire inédit — que Jazz à Vienne ouvre la scène du Club à une artiste pour ses débuts. Une marque de confiance d’autant plus notable que la chanteuse n’a que dix-huit ans. Si elle est là ce soir, c’est aussi portée par un succès fulgurant sur les réseaux sociaux, avec plusieurs millions de vues sur TikTok.
Fin juin, Lila May a publié un premier album de douze titres, dont seulement une reprise : Dream a Little Dream (Fabian Andre, Wilbur Schwandt, 1930). La création occupe donc une place centrale dans ce concert.
Elle ouvre le set avec Bring It Back, le titre qui l’a révélée en ligne. D’emblée, l’assurance impressionne. Sa voix, posée et expressive, évoque clairement Amy Winehouse — une influence qu’elle revendique — mais aussi, par touches, Alicia Keys ou Lianne La Havas.
Tout au long du concert, elle déroule son répertoire personnel. Moment particulier avec Letter to My Favorite Boy, dédié à son frère Milo Cintas, présent aux claviers et soutien essentiel du projet.
L’ensemble de l’album est parcouru, enrichi notamment par l’interprétation de A Change Is Gonna Come (Sam Cooke).
La présence scénique reste encore en construction : quelques gestes répétitifs, une expressivité parfois un peu appuyée. Mais l’essentiel est ailleurs : dans la voix, déjà singulière, et dans une sincérité qui emporte l’adhésion. L’ensemble dégage une fraîcheur et une énergie communicatives.
Les titres joués :
- Bring It Back
- Bored of Love
- Letter to My Favorite Boy
- What a Woman
- Good on My Own
- Ain’t Going Anywhere
- History Repeating
- Dream a Little Dream
- If You Love Me
- Girl Trap
- Everybody Needs a Dolly
- If I Know
- A Change Is Gonna Come
- Rappel : It’s Been Too Hard Living
Les musiciens :
- Lila May : voix
- Milo Cintas : claviers
- François Poitou : basse, contrebasse
- Arthur Links : guitare
- Nicolas Grupp : batterie
