08/07/2026 – James Andrews / Anne Paceo / Sélène Saint-Aimé / Tiss Rodriguez James Andrews /Anne Paceo /Sélène Saint-Aimé / Tiss Rodriguez présentés par le New Orleans Jazz Museumau Théâtre Antique

08/07/2026 – James Andrews / Anne Paceo / Sélène Saint-Aimé / Tiss Rodriguez James Andrews /Anne Paceo /Sélène Saint-Aimé / Tiss Rodriguez présentés par le New Orleans  Jazz Museumau Théâtre Antique
Initialement prévu au Club, le concert s’est finalement déroulé sur la scène du Théâtre Antique en raison de l’annulation de la tournée européenne de la diva de la bounce music Big Freedia. Ce projet est en fait une création inédite de Jazz à Vienne, en partenariat avec le New Orleans Jazz Museum, qui a pour objectif de célébrer l’héritage musical de La Nouvelle-Orléans. C’est le trompettiste et chanteur James Andrews, lui-même issu d’une célèbre famille de musiciens de La Nouvelle-Orléans (il est le frère aîné du tromboniste Trombone Shorty), qui est au cœur de ce projet unique et original. Il s’est entouré de trois ex-résidents français, à des périodes différentes, de la Villa Albertine de La Nouvelle-Orléans : la batteuse et compositrice Anne Paceo, le jeune batteur et compositeur Tiss Rodriguez, et la chanteuse et contrebassiste Sélène Saint-Aimé. Pour épicer le tout, ils sont accompagnés de trois musiciens supplémentaires venus directement de Louisiane : le tromboniste Greg Hicks, le guitariste Sam Dickey et le claviériste Victor Campbell.

En conférence de presse, ils confiaient avoir préparé ce set en travaillant par Internet et les réseaux sociaux, mais n’avoir en fait eu qu’une seule répétition en situation réelle la veille du concert.

Naturellement, ils sont tous très imprégnés des traditions musicales de La Nouvelle-Orléans et n’ont que l’embarras du choix dans le vaste répertoire, très diversifié, né dans la ville berceau de tant de styles musicaux autour du jazz.

Dès les premières mesures de piano, on est plongé au cœur de la musique du Professor Longhair et du carnaval du Mardi Gras. Ça fuse et pétille de toutes parts, tout le monde veut se faire entendre et les deux batteurs font un travail colossal pour charpenter le tout. Le set continue avec le tonique Iko Iko, que l’on entend dans tous les bars pendant le carnaval et qui a fait l’objet de multiples reprises, à commencer par les artistes natifs de la ville Dr. John, les Neville Brothers, Willy DeVille, mais aussi le Grateful Dead ou Cyndi Lauper…

James Andrews est tout autant présent comme trompettiste que comme dynamiteur de l’ambiance, en sollicitant sans cesse un public très réactif et en veillant à mettre tous les musiciens en avant. Il déclenche une époustouflante battle sans vainqueur entre nos deux valeureux batteurs.

Autre temps fort avec l’hommage à Louis Armstrong et l’inoubliable It’s a Wonderful World, que James Andrews introduit à la trompette avant de rajouter sa voix et d’associer un public ravi.

Avec Ooh Poo Pah Doo, James Andrews rend hommage à son grand-père Jessie Hill, qui a écrit ce morceau, tout en bénéficiant des arrangements d’Allen Toussaint, et qui a connu de très nombreuses reprises, dont la plus connue est celle de Tina Turner. Ici, il en conserve l’esprit festif originel avec la participation active du public.

Séquence jazz-funk évoquant Chameleon d’Herbie Hancock, avant la conclusion qui s’imposait naturellement avec When the Saints Go Marching In, morceau qui résume bien l’esprit Nouvelle-Orléans, hymne gospel et jazz éternel. Un beau moment festif où tout le monde prend sa part, la joie éclatant tant sur scène que dans le public, quand James Andrews et Greg Hicks entament leur tour au milieu du public du parterre.

Une totale réussite que cette célébration de l’héritage de la Nouvelle-Orléans, qui fait du bien à l’esprit, au cœur et aux oreilles.

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