11/08/2026 – Ehbam Quartet à Montbrun-les-Bains pour Parfum de Jazz

11/08/2026 – Ehbam Quartet à Montbrun-les-Bains pour Parfum de Jazz

Catherine Vilalta, présidente de Parfum de Jazz, présente le concert de ce soir à Montbrun-les-Bains en soulignant qu’il s’agit du plus jeune groupe jamais programmé dans l’histoire du festival. Et pour cause : Ehbam Quartet n’est né qu’en 2022, lors d’une résidence en Hongrie.

Le projet est porté par la chanteuse gréco-congolaise Monika Kabasele, autour de laquelle se tisse un métissage musical où se croisent influences grecques, égyptiennes, congolaises et jazz — mais ce soir, c’est la Grèce qui domine. Le groupe vient présenter son  album tout frais « Ondes tissées » sorti en mars de cette année.

L’entrée en matière se fait tout en retenue : le violon de Lisa Murcia et la contrebasse de Léna Aubert ouvrent To Margoudi, avant que le batteur Elias Arapoglou et la chanteuse ne viennent rejoindre leurs comparses sur scène.

Avec Ondulations, c’est le folklore du Péloponnèse qui s’invite : les quatre voix se répondent en vocalises et viennent soutenir celle, solaire, de Monika Kabasele, qui prend le lead vocal.

Seule incursion hors répertoire maison, Lucia de l’accordéoniste Sébastien Farge fait office d’unique reprise de la soirée — tout le reste étant composition originale du groupe, irriguée par la musique grecque.

New Dawn s’amorce sur un solo de contrebasse de Léna Aubert, bientôt rejoint par les cordes du violon. Contrebasse et batterie dialoguent alors à l’unisson, se répondant du regard pour bâtir un accompagnement d’une belle complicité. Ce morceau figurera sur un prochain album.

Sur Gyrevontas Se, Elias Arapoglou dévoile toute la palette de son jeu de batterie, aérien et délicat. Violon, contrebasse et batterie tissent des nappes élégantes qui portent la voix claire de la chanteuse, laquelle va droit des oreilles au cœur.

Murmur of Balaton, composé par Léna Aubert lors de la résidence hongroise du groupe, non loin des lacs du même nom, porte encore la trace de ce cadre inspirant — on l’entend dans la mélodie, tout en douceur.

Sur Nana, Monika parvient à faire chanter le public tout entier.

Pour clore le set, Me Gelassan convoque des oiseaux qu’Elias imite à la perfection en sifflant, tandis que Monika y narre un texte de sa plume, qui évoque ni plus ni moins…  la mort.

Le rappel s’ouvre sur une « danse du ventre » et se prolonge avec un morceau plus « swing », To Tsardaki, sans doute le titre le plus « jazz » de la soirée.

Saluons la précision et la qualité des voix comme des instruments, parfaitement en place. Ce jeune groupe est déjà d’une belle cohésion, et son enthousiasme est résolument communicatif.

Les musiciens :

  • Monika Kabasele : voix
  • Lisa Murcia : violon, voix
  • Léna Aubert : contrebasse, voix
  • Elias Arapoglou : batterie, percussions, voix

Auteurs/autrices