18/08/2026 – Camille Heim Quintet à La-Garde-Adhémar pour Parfum de Jazz

18/08/2026 – Camille Heim Quintet à La-Garde-Adhémar pour Parfum de Jazz

Après une pause de quelques années, le magnifique village de La Garde-Adhémar renoue avec le festival Parfum de Jazz pour un concert du quintet de la harpiste Camille Heim.

Camille n’aime pas les choses simples. Après une formation classique, elle s’est adaptée au répertoire sud-américain, puis à celui du jazz, où la harpe est, pour le moins, assez rare. Elle a choisi de jouer sur une harpe électro-llanera [NdlR : du luthier Camac], instrument peu commun, pourvu d’un boîtier d’effets bien utile pour les musiques amplifiées modernes. Trente-sept cordes munies de mécanismes complexes pour monter chaque corde d’un demi-ton… On peut dire qu’elle a plusieurs cordes à sa harpe !

Si cela ne suffisait pas, elle monte des projets musicaux atypiques, n’hésitant pas à associer, comme c’est le cas dans le quinte qu’elle présente ce soir, la flûtiste Lucie Jahier, la tromboniste Jessica Simon et l’accordéoniste diatonique Cédric Perini autour du duo qu’elle forme avec son compagnon et père de sa petite fille de deux mois et demi, Léo Danais.

Après une rapide présentation du contexte par l’adjointe au maire de La Garde-Adhémar, Martine Chalet, et par la présidente de Parfum de Jazz, Catherine Vilalta, le quintet s’installe et l’on découvre tout de suite les incroyables possibilités de cette harpe amplifiée, qui peut soit jouer la musique des anges, soit se transformer en une basse puissante.

Sur les premiers morceaux, Camille laisse beaucoup de place à ses partenaires et l’on découvre des musiciens très inspirés dans leurs chorus. Ils apportent beaucoup aux compositions de Léo et de Camille.

Puis Camille Heim présente Hope, une composition où la harpe nous enchante sur fond de percussions douces. Quelque chose de magique se passe dans la vibration de l’air. Les morceaux suivants s’enchaînent : des hommages aux grands musiciens qui les ont inspirés, Magic Malik, Airto Moreira et, bien sûr, Edmar Castañeda, immense harpiste colombien [NdlR : qui joue de la même harpe que Camille, produite à seulement quatre exemplaires].

Au fur et à mesure du concert, on sent le groupe de plus en plus détendu : sourires, facéties… Ce qui se ressent aussi bien dans la performance musicale que dans le contact avec le public, de plus en plus présent.

Le quintet de Camille Heim a emmené le public dans un voyage fait de rythmes, de couleurs et de chaleur. Aussi, je terminerai cette chronique en citant Salman Rushdie : « Les anges sont faciles à apaiser. Fais-en des instruments et ils joueront ta musique à la harpe ! » À propos, non ?

PS : une mention très spéciale pour Lucie Jahier, Jessica Simon et Cédric Perini pour leurs beaux chorus.

Les musiciens :

  • Camille Heim : harpe, percussions
  • Lucie Jahier : flûtes, percussions
  • Jessica Simon : trombone, percussions
  • Cédric Perini : accordéon diatonique
  • Léo Danais : batterie, percussions

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