17/08/2026 – Lady Scott Swing Combo à Montségur-sur-Lauzon pour Parfum de Jazz

17/08/2026 – Lady Scott Swing Combo à Montségur-sur-Lauzon pour Parfum de Jazz

Encore un concert dans un endroit magique. Le « vieux village » de Montségur-sur-Lauzon est l’ancien Castel du onzième siècle perché sur l’éperon rocheux qui surplombe toute la vallée du Rhône en Tricastin avec une vue circulaire qui porte à plusieurs dizaines de kilomètres (le mont Ventoux, les Dentelles de Montmirail…)

Nous dominons la vallée qui couvre le Tricastin et l’Enclave des Papes. Une petite chapelle romane a été restaurée et l’on se plaît à écouter la légende de Lucie de Pracomtal disparue le 17 juin 1615.

Le Mistral s’en donne à cœur joie, alors ciao les moustiques !

Les différents organisateurs (AJT, ASSCVM, Parfum de Jazz, Mairie) nous font une courte présentation et lancent le concert du Lady Scott Swing Combo.

Les trois accompagnateurs, Frédéric Léger (contrebasse), Lionel Martinez (batterie) et Damien Munos (clavier) s’installent sur la scène en pierres classées et entament l’intro. Delphine Scotti arrive dans le public pour un Lady is a tramp que tout le monde connaît, parfait pour une entrée en matière vitaminée.

Place ensuite à une de ses compositions avec Happy mess (« Beau bordel »), qui d’après elle n’est pas bien loin de « Happyness » (Bonheur).

Delphine poursuit avec deux standards intemporels, Lulu’s back in Town puis Hit that jive, histoire de nous plonger dans une ambiance néo-orléanaise si chère aux A.J.T. (Amis du Jazz Traditionnel).

Tout au long de son set, Delphine s’attache à créer du lien avec le public, profitant des partitions qui volent, d’une main levée pour saluer quelqu’un, pour dialoguer avec les gens en face d’elle. C’est appréciable.

Les quatre morceaux suivants sont de ses compositions et figurent pour certaines sur son quatrième album « Happy Mess », son premier disque de compositions dont elle est assez fière. « Un beau jour, la poule pond son premier œuf » (sic).

Bye bye Janie (qui n’est pas sur l’album et composé suite au décès brutal de son amie et productrice) : un hommage en rythme plein d’émotions. C’est l’occasion pour Delphine de nous montrer l’étendue de son talent vocal, avec notamment des scats bien posés.

We need to talk (« Il faut qu’on parle »), « une phrase que les hommes n’aiment pas bien entendre ». Ici, il s’agit d’une embrouille entre un batteur et une chanteuse… un truc purement hypothétique ! Le swing est bien présent, avec le piano bien boogie.

What makes you Happy est le prétexte pour Delphine de nous présenter ses petits plaisirs dans la vie. Ils sont accessibles.

Timothy est la « commande » d’un ex lui demandant de se connecter à l’âme d’Amy Winehouse (rien que ça !) et d’écrire une chanson en hommage à sa modeste personne. Le pitch devait être bon, car la chanson est une réussite sur un mode R’n’B… mais entre temps exit Timothy qui devait être trop bien pour elle (!).

Back to New Orleans avec I’ve found a new baby. Bizarrement, sur les reprises, la voix de Delphine monte d’une octave pour adopter une voix façon « baby doll ». Le piano est bien ragtime.

Mona Lisa Moon est un hommage à la pleine lune, vous savez ces nuits où l’on dort moins bien et où l’on rumine des questions au lieu de compter les moutons. C’est donc un blues qui s’imposait pour ce genre de « mood ». Ici, Delphine nous propose un long scat qui imite la trompette, très applaudi.

Il manquait une ballade au répertoire, c’est corrigé avec It had to be you, une vieille chanson de 1924 jouée ici sur un mode très « glamour » et sensuel.

Le set s’achève sur l’entraînant Sing, sing, sing (With a swing), le vieux tube de Benny Goodman et Louis Prima de 1936. Les mains ne tardent pas à accompagner le refrain.

Pour le rappel, Delphine nous propose une chanson dédiée à sa fille Illana : Call me mum. Un fond de cha-cha-cha résolument vintage qui vire latino. Très agréable.

Ce quartet est assurément une bonne pioche pour un public amateur de swing et de belle voix.

Ah oui, à la finn du set Catherine Vilalta monte sur scène et demande aux musiciens de reprendre Happy birthday pour Chris, technicien son, qui fête ses cinquante ans aujourd’hui et qui tout ému de l’attention nous indique qu’il va tenir « un stand de calins » à la sortie. Sympa !

Les musiciens :

  • Delphine Scotti : voix
  • Frédéric Léger : contrebasse
  • Damien Munos : clavier
  • Lionel Martinez : batterie

Auteurs/autrices