Emma Lamadji, chanteuse d’origine franco-centrafricaine et grande voix du gospel, est la cheffe de chœur de ce groupe montpelliérain. C’est une habituée du festival depuis près de vingt ans.
Le quartet qui l’accompagne s’installe : orgue, basse, batterie et guitare. Emma entre à son tour, suivie de sa chorale de huit chanteuses et quatre chanteurs, vêtus de hauts bleus et de pantalons blancs pour être « raccord » avec la tenue de la cheffe.
Le concert débute par un chant choral et se poursuit avec des hymnes de louange. Les choristes ont tous la banane et entonnent avec ferveur les nombreuses chansons de ce répertoire qui sort un peu de l’ordinaire. Aucun des grands classiques du genre n’est annoncé. Le répertoire est tellement riche que l’on peut faire l’impasse sur eux. Mais rassurez-vous : on retrouve très souvent les mots « Lord », « Jesus » ou encore « Love », caractéristiques du genre.
Trois choristes prendront chacun le chant principal sur une chanson.
Emma Lamadji mène le spectacle avec une énergie indéfectible et communicative. Très vite, elle fait se lever le public et l’invite à participer à la « communion dans la maison de l’Éternel ».
Setlist :
- Walking in the Light
- Joy to the World
- Move in This Place : un « gospel blues »
- Goodness of God : un gospel « intimiste »
- His Name Is Jesus
- We Shall Overcome : hymne choisi pour évoquer l’abolition de l’esclavage et immortalisé par Joan Baez et Mahalia Jackson
- True Colors : une reprise du tube de Cyndi Lauper
- Let’s Talk About Love : chanson de Céline Dion. Emma fait de nouveau se lever toute l’église ; chacun bat la mesure et reprend le refrain.
- The Center of My Joy
- A Manyambe : en mode afro, où, pour tout le monde, « ça va comme ça »
- My Heart Is for You
- Au rappel : Yesu Azali Awa, une chanson africaine qui offre une autre forme de gospel que celle que nous connaissons.
