27/09/2026 – Célia Kameni à la Vence Scène pour le Festi’Jazz

27/09/2026 – Célia Kameni à la Vence Scène pour le Festi’Jazz

On connaît Célia Kameni comme l’une des meilleures chanteuses de jazz de la scène nationale, plusieurs fois récompensée. Avec son nouvel opus, « Méduse », pour lequel elle a été lauréate des Victoires du Jazz en 2025 dans la catégorie « artiste vocale », elle fait un pas de côté.

Elle semble explorer un territoire nouveau, plus personnel. Elle y côtoie d’autres influences, d’autres mises en scène, d’autres styles musicaux.

Le public du Grenoble Festi’Jazz a eu hier la chance de l’accompagner dans cette exploration de l’intime et de la liberté.

Célia propose ses propres compositions, écrites en collaboration avec des artistes et amis lyonnais. Elle y livre certaines de ses préoccupations : le souci d’offrir, dans un monde qui va mal, une bouée de sauvetage en cultivant la joie et la poésie, qu’elle qualifie d’« actes militants » ; ou encore celui de garder intacts nos souvenirs au fil du temps qui passe.

De doute et de joie, Wrong Again, I Do : autant de chansons d’inspiration très personnelle, qui flirtent avec la soul et la spiritualité. Sa voix y est magnétique, profonde, parfois vulnérable, laissant transparaître une intense émotion.

Pour explorer ce paysage sonore, Célia est accompagnée de Galadrielle Verchère au violoncelle et à la basse, de Dee Huang à la guitare, de Thibault Gomez au piano et aux claviers, et de Tamino Edener à la batterie.

Si l’ambiance peut être éthérée, minimaliste, au plus près de la sensibilité et de la sensualité de la voix de Célia, elle peut soudain exploser, mêlant électro, musique expérimentale et jazz.

Plus d’improvisation, plus de vibrations, plus d’intensité encore. La voix s’amplifie, la transe s’installe. Un autre monde s’ouvre à nous, une autre histoire s’écrit.

Dans sa chanson « I Wish I Knew How It Would Feel to Be Free », Nina Simone, l’une des références de Célia, chante son désir de liberté. Célia lui répond avec It’s Possible! et fait chanter la salle, comme pour lui donner la capacité de voler, tels des oiseaux. La salle s’électrise au son d’un puissant solo de guitare, du violoncelle, du piano et de la batterie.

Célia s’est affranchie des codes habituels du jazz et des classifications. À sa manière, elle nous a introduits dans les méandres de ses récits personnels et de ses influences, en toute liberté.

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