16/10/2026 – « Ceux qui marchent debout » chez Ellipse pour le Rhino Festival

16/10/2026 – « Ceux qui marchent debout » chez Ellipse pour le Rhino Festival

Avant le concert, la société Ellipse et le Rhino Festival ont offert un sympathique buffet d’accueil aux amis et aux invités de tous bords de la société : « Ceux qui mâchent debout », m’a suggéré le pétillant Michel Clavel.

Comme depuis plusieurs années, le Rhino Festival a choisi de clore son édition dans des lieux insolites. Ce soir, nous nous retrouvons à la Riquamarie, dans les bâtiments de l’entreprise Ellipse, une société de maçonnerie et de génie civil qui, en un peu plus de vingt ans, s’est développée pour dépasser la cinquantaine de collaborateurs : une entreprise aux fondations sûres et aux valeurs d’excellence. Ses chantiers en sont la preuve, tout comme le «  smile » des salariés rencontrés. Gaël Moine, son fondateur, ne peut séparer son activité économique d’une démarche d’enracinement dans la société civile et la culture, dont le jazz en particulier. D’où la mise à disposition de ses locaux pour accueillir ce concert du Rhino Festival.

À l’heure dite, les sept musiciens du collectif « Ceux qui marchent debout » montent sur scène, et Bruno « SuperClark » Clark annonce le programme des réjouissances : « On va faire 5 % de jazz et 95 % de funk » (Dixit Maceo Parker). La piste est tracée, et on ne va pas en dévier. Avec cette pointe d’humour : « Et ce soir, ceux qui maçonnent debout sont là. »

Le groupe « Ceux qui marchent debout » fait partie de ces formations historiques qui tapissent le paysage sonore français. Fondé en 1992 par le trépidant banjoïste Bruno « SuperClark » Clark, il n’a eu de cesse, que ce soit dans les bars, sur les places des villes ou dans les festivals, de faire remuer le popotin des publics souvent abattus aux premières notes et revigorés à l’issue de celles-ci. Avec douze albums au compteur ils ont de quoi nous stimuler.

Une fois la machine lancée, il est difficile de l’arrêter.

Là, des solos ; là, des duos ; là des tutti ; là, des chorégraphies ; et surtout, partout, de l’énergie, à croire que le prix des carburants n’a pas prise sur eux. Ça bouge, ça groove, ça incante le public, ça va le chercher, jusqu’au fond de la fosse.

Les titres n’ont guère d’importance ; ce qui en a, c’est de transmettre des « good vibes » sur scène et devant. Et ça le fait. Le public stéphanois, de prime abord un peu frileux, se lâche et ne va pas cesser de soutenir les trublions sur scène.

Quelques personnalités se dégagent : le trompettiste Benoît Gaudiche, à la barbe fleurie soigneusement étudiée et aux lunettes fashion à souhait, nonobstant ses interventions décisives à l’instrument ; Geoffroy Langlais (caisse claire, chœurs), l’entertainer de service, qui galvanise les différents secteurs de la salle ; Julien Petit, le sousaphoniste, avec son kilt du plus bel effet ; et bien sûr Bruno « SuperClark » Clark, qui mène son monde du bout de ses quatre cordes.

Après treize titres, tous plus funky les uns que les autres, et un rappel de trois titres dans le public, le groupe peut se retirer sous les honneurs des complices du parterre. Entre-temps, chacun des musiciens aura pris son heure de gloire.

Les musiciens :

  • Benoît Gaudiche : trompette, chœurs
  • Sylvain « Bart » Lacombe : trombone, voix
  • Julien Petit : sousaphone
  • Geoffroy Langlais : caisse claire, percussions, chœurs
  • Maxime Aubry : grosse caisse
  • Bruno « SuperClark » Clark : banjo, chœurs
  • Arnaud Fioravanti : saxophone, chœurs

 

Les morceaux joués :

  • Alea / Afro
  • Maybe This Time
  • Vazee Vazee
  • Some Gotta Dance
  • Speed Kills
  • Last Shot in Lagos
  • Don’t Be Shy
  • Burnside
  • Take It Smoothly
  • Free Orange
  • Here We Are
  • Made in China
  • Loosamax

Rappels :

  • The Debout / Ethno Party
  • Enterprise
  • Sortons Dignement

Auteurs/autrices