05/09/2026 – Felsenmeer à Jazz au Sommet

05/09/2026 – Felsenmeer à Jazz au Sommet

Felsemeer : ce quartet est le lauréat du quatrième tremplin «Jazz au Sommet», en février 2026.

Felsemeer*, c’est la mer rocheuse, avec des reliefs et des contrastes, à l’image de leur musique. Et donc, pour eux, jouer à « Jazz au Sommet » a du sens, nous précise d’emblée Joséphine Besançon, la clarinettiste.

Les titres évoquent ces valeurs : Chute ; Quicksand (sables mouvants).

La musique est certes contrastée, mais l’ensemble est très équilibré. Chaque instrument est à sa place et le partage est total.

Sur Quicksand, nous assistons à un élégant duo entre la contrebasse de Fanny Bouteiller et la caisse claire de Mathéo Ciesla, jouée pour beaucoup à mains nues, avant que le bottleneck du guitariste Charles Paillet ne vienne s’incruster.

Leurs morceaux débutent le plus souvent dans un grand calme, et à eux quatre, ils excellent dans l’art de la montée en tension, sans crier gare. Fanny Bouteiller fait le lien entre les différentes énergies. La contrebasse « tient la baraque », comme il se doit.

Eiscir est un thème composé par Joséphine, inspiré des paysages irlandais, et qui reprend en partie un traditionnel de ce pays.

Hymne au monde muet débute par un long solo de clarinette, avant que tous ne partent en vocalises, pour enchaîner ensuite avec Meltem, ce vent du Nord en Méditerranée orientale qui rend fou, d’où une composition « débridée ».

Joséphine nous parle de sa passion pour la musique contemporaine, et notamment l’œuvre de Stockhausen, qui a composé un cycle d’opéras pour chaque jour de la semaine. Dans Un certain lundi, elle s’approprie l’un des thèmes et brode autour.

Chaable est une composition de Mathéo Ciesla. Joséphine nous explique que ce terme signifie « accablé » en vieux français [NdlR : Chaable vient d’un ancien français qui désigne une catapulte ; c’est de là que vient aussi le verbe accabler, d’où l’idée d’être « abattu » ou « accablé »].

Le set s’achève sur Reliefs, qui est aussi le nom de leur premier album. Au titre, on s’en doutait, ce morceau passe d’un petit calme mélodieux à une violence brutale.

Assurément, cette formation, riche de ses influences multiples, avance un joli pion sur la scène jazz française, et le jury du Tremplin Jazz au Sommet – Le Solar ne s’est pas trompé.

 

A noter qu’à l’issue du concert François Berne, co-président du festival, a offert à Joséphine Besançon une aquarelle la représentant, réalisée par un des bénévoles du festival. Moment « émotion » sur scène.

Les musiciens :

  • Joséphine Besançon : clarinettes basse, si bémol, mi bémol, voix
  • Fanny Bouteiller : contrebasse, chœurs
  • Charles Paillet : guitare électrique, chœurs
  • Mathéo Ciesla : batterie, chœurs

*: Sur la crête du Hüttenberg, dans le massif du Palatinat à l’ouest de l’Allemagne, se trouvent de nombreux fragments de roches et des formations rocheuses étranges du Trias inférieur, la « Felsenmeer » (mer rocheuse), sur une longueur d’environ 400 m. Les rochers les plus connus sont le « Hausfelsen », d’une hauteur de près de 19 m, et le « Kugelfelsen ». (source)

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