Sélection CD. Novembre 2026. Les beaux fruits de l’automne. (2/4)

Sélection CD. Novembre 2026. Les beaux fruits de l’automne. (2/4)

Pépites et sans pépins

Parmi les pépites qui ont retenu notre attention, cette seconde sélection automnale fait la part belle aux guitares, avec le Suisse Louis Matute, qui opte pour l’ambient atmosphérique, et un Kevin Seddiki qui s’unit au cavaquinho de Matheus Donato pour un duo chambriste virtuose mariant avec une folle élégance classique, pop et choro brésilien. Les guitares, encore, de Pierre Perchaud et Pierre Tereygeol accompagnent Sophie Alour qui, à son tour, opte pour un registre post-rock climatique et planant, agrémenté de voix et des synthés de Tony Paeleman. Et même si l’on y entend Joe Bonamassa, guitariste ayant accompagné B.B. King et Clapton, c’est bien sûr la voix exceptionnelle et la pétillance de son big-band qui nous font craquer une fois de plus pour le nouvel album flamboyant de Judith Owen, assurément l’une de nos plus grandes « white divas » du blue-jazz.

LOUIS MATUTE « The World Is Stable Now » (Asso Encontro / Cheptel Records)

À l’instar de Léon Phal, que nous évoquions tout récemment (voir ici), Louis Matute est de cette nouvelle génération désormais incontournable sur la bouillonnante scène helvétique et, comme pour le saxophoniste précité, nous suivons ici depuis ses débuts le guitariste de Sion d’origine hondurienne, tout aussi productif. Pour preuve, on saluait encore en tout début d’année son opus « Dolce Vita » (voir ici), où le musicien replongeait dans ses racines familiales aux résonances d’Amérique latine. On le retrouve déjà cet automne avec ce nouvel album, qui élargit un peu plus sa bande-son buissonnière en laissant libre cours à une expressivité sans thématique imposée, juste quelques petites idées de mélodies ajustées sur un carnet en deux après-midi. Une base voulue minimale, qu’il a souhaité enrichir de textures et de sons lors de la phase de production. Des parties improvisées en laboratoire lors de sessions ouvertes à quelques invités, mais dont le socle repose sur l’ingé son et bassiste Robin Girod, son pianiste régulier Andrew Audiger et le percussionniste Valentin Liechti.

Et nous ne nous attendions pas à nous faire cueillir comme ça par ces dix compos inédites dans un registre inattendu, à savoir celui de l’ambient atmosphérique et contemplatif, décidément très en vogue cette année. Car ce qui frappe d’emblée, c’est la présence au premier plan de la guitare, acoustique comme électrique, tressant de délicats arpèges pour tisser des liens avec les sons électroniques, avec juste quelques nappes et un fond percussif. Une sorte de B.O. onirique appelant des images de grands espaces, quelque part entre le cinéma de Jarmusch et l’étrangeté de celui de Lynch, avec, entre les lignes, des échos de Hans Zimmer. Les titres choisis, tels des tableaux évocateurs, traduisent l’inquiétude du compositeur quant à l’état actuel du monde (ce qui rappelle le travail du Belge Quentin Dujardin), inspiré notamment par la lecture des « Villes invisibles » d’Italo Calvino. Après des titres d’albums comme « How Great This World Can Be » ou encore l’avant-dernier « Small Variations from the Previous Day », nous sentons toujours l’ironie qui pointe dans The World Is Stable Now (renvoyant à un tag new-yorkais de Basquiat à la fin des seventies), ironie utilisée par le guitariste qui avoue son pessimisme mais entend rester positif en portant une musique lumineuse, cultivant aussi le même paradoxe en se décrivant comme un nostalgique angoissé par la technologie, mais sans renoncer à s’en servir, comme le démontre cet enregistrement.
En ouverture, Métropole de pierre grise impose sa quiétude contemplative, avant le joyeux tourbillon du titre éponyme, assez court, où la guitare chantante en lead flirte avec le jazz-rock. Elle se fait plus languide et ensoleillée sous la douceur climatique d’Outre-Mer, puis, sur le tout aussi doux Musique d’Avenir, blue-folk avec un son western de Morricone, où nous nous laissons transporter par quelques notes de synthés atmosphériques. Une finesse de jeu mariée au tempo fourni par une basse et quelques percussions sur Forêts de tuyaux, qui navigue encore entre Outre-Mer et Afrique.
Pour This Place Will Bloom, plus solennel, elle retrouve les grilles de guitare classique, à la manière justement des peintures sonores oniriques d’un Quentin Dujardin. Même chose pour l’Encyclopédie du Drame, où la mélodie de guitare développe un groove d’ambiance, tandis que le rythme soutenu de la frappe lorgne vers le flamenco-jazz.
Nous aimons beaucoup Le Ponant, qui évoque le voyage, et nous nous laissons voguer au gré de cette ballade nonchalante sous le son saturé du Fender Rhodes de Yann Longchamp, ici en feat., avec aussi le sax de Léon Phal, qui contribuent à la quiétude enveloppante de ce titre. Comme nous kiffons particulièrement l’ironique Adieu, monde cruel, la légèreté de cette electro-pop striée de riffs de guitare et portée par le tempo groovy du duo basse-batterie, bien plus joyeux en tout cas que ne le dit le titre ! Par contre, Les Musiciens se cachent parmi les tombes est, quant à lui, bien funèbre et vient ainsi plomber l’ambiance de fin…

KEVIN SEDDIKI & MATHEUS DONATO « As Above, So Below » (Imaginarium / Polyphone / L’Autre Distribution)

Nous avons découvert Matheus Donato il y a un peu plus d’un an avec le bel album « Hémisphères » (voir ici), en duo avec son voisin de palier parisien Guillaume Latil, projet qui a depuis été très honoré et connu un joli succès. Pour rappel, ce garçon de vingt-six ans, arrivé de Brasilia en 2022 où il a étudié la guitare classique au Conservatoire, a vite adopté le cavaquinho, cette petite guitare portugaise à six cordes très populaire. Un instrument emblématique du fameux choro, au fondement de la musique brésilienne, auquel il invente une voix d’une fine délicatesse.
Après ce mariage chambriste mais contemporain avec le violoncelle de Guillaume, nous le retrouvons aujourd’hui pour un nouveau duo, cette fois avec un maître de la guitare classique et surtout du zarb, cette percussion persane, Kevin Seddiki, que nous ne présentons plus par sa légendaire présence aux côtés des Chemirani, mais que nous avons entendu aussi avec Al Di Meola, Philip Catherine, le Quatuor Voce ou encore en 2000 chez ECM pour l’album en duo avec l’accordéoniste Jean-Louis Matinier, et que nous avions beaucoup aimé. Un instrumentiste exigeant, mais qui n’aime rien tant qu’emprunter des chemins de traverse, comme l’improvisation, qui lui permet de marier le jazz aux musiques de tous les mondes.
En croisant leurs cordes respectives dans une symbiose innée, ce nouveau duo se partage l’espace sonore tel un piano à quatre mains, alternant bases profondes et mélodies cristallines, tout en créant une palette de timbres et de jeu d’une grande richesse. Les deux cordistes complices tissent un dialogue musical qui explore tout le champ des possibles de leurs instruments. Chaque pièce devient un exercice de style, sans jamais forcer sur la démonstration, faisant s’entrelacer leurs sons en créant des textures intimistes ou parfois plus orchestrales. Dans cette aventure qui redéfinit les contours de la musique chambriste, leur répertoire virtuose et poétique nous emporte au-delà des frontières préétablies, voyageant de Bach jusqu’aux Beatles, en passant naturellement par un détour chez des compositeurs brésiliens figures du choro comme Hamilton de Holanda ou Jacob do Bandolim. Autant de classiques auxquels ils ajoutent leurs propres compos, toutes également empreintes d’une remarquable signature.
C’est Un Verdadero Americano, écrit par Matheus, qui sert d’entame au duo virtuose qui croise cordes classiques et jazz avec un sens rythmique des placements remarquable. Il y a beaucoup de finesse pour retranscrire les émotions dans cette compo inspirée de voyages imaginaires au Venezuela, et où, au milieu de ces syncopes et de cette danse, guitare et cavaquinho se fondent comme un piano. Puis nous retrouvons l’Invention n° 4 de Bach, déjà jouée avec l’accordéon de Matinier et que Kevin a voulu reprendre dans une version jazz baroque avec son nouveau compère.
Bien sûr, nous chantonnerons vite en reconnaissant forcément la célèbre mélodie de Blackbird (Lennon-McCartney) dans cette version bluesy-folk qui marie superbement les cordes entre lead et basse.
La maestria commune continue de rayonner avec l’explicite Capricho de Espanha (H. de Holanda), qui nous entraîne dans l’arène ibérique, avant une Ballade, coécrite par les deux protagonistes, émouvante et gracieuse broderie toute en fines dentelles. Avant de retrouver un autre Caprichio de Raphael, cette fois, c’est Kevin qui nous retrace l’une de ses premières compositions, une longue (plus de six minutes) et bien nommée Mélodie du Bonheur, toute en douceur, comme celles des îles évoquées dans Doce de Coco, un choro classique dont il a changé le rythme et la couleur en l’adaptant en cinq temps qui chantent et dansent avec aisance.
Enfin, pour clore ce subtil et très séduisant album, le duo a composé un tout aussi délicat Epilogo, magnifique de pureté et de zénitude, où les notes semblent comme des gouttes d’eau. Que de beauté !

SOPHIE ALOUR « Nouveaux Mondes » (Musique from Source / L’Autre Distribution)

Trois ans — déjà ! — après « Le Temps virtuose », qui justement était une réflexion sur le temps qui passe (voir ici), alors que la saxophoniste quimpéroise était à l’aube de ses cinquante ans, revoilà Sophie Alour avec un nouvel album en sextet, ces « Nouveaux Mondes » où elle poursuit son virage vers des compos atmosphériques, ajoutant des voix et des synthés pour nous élever au-dessus des nuages, loin du fracas du monde actuel, en partant encore plus haut que Sur les toits du monde, qui concluait le précédent. Cette fois, à l’assaut des rêves, cherchant plus de clémence au-dessus des tumultes, en signant des orchestrations suspendues qui suggèrent, dans un élan onirique, des univers plus apaisés et accueillants. Une démarche qui peut rappeler celle de Louis Matute, précité, et bien d’autres encore, puisque pas mal d’albums climatiques et contemplatifs nous ont déjà bien embarqués cette année, en optant pour cette tendance où la zénitude revendiquée tranche — et ça fait du bien ! — avec la morosité inquiétante du contexte présent.
Pour ce dixième album, l’éminente saxophoniste n’en continue pas moins d’agréger toutes ses influences notoires, de la pop au rock en passant par l’électronique, dans un jazz contemporain qui peut désormais séduire large et qu’elle développe aux côtés de ses fidèles virtuoses.
À commencer par le violoncelliste Guillaume Latil (quand nous vous disons qu’il est vraiment partout) et le réputé guitariste Pierre Perchaud — très actif depuis les années 2000 sur la scène jazz française —, équipage pointu auquel se joignent de nouveaux arrivants, eux aussi de première classe, avec une seconde gâchette guitaristique en la personne de l’autre Pierre incontournable, Tereygeol, qui ajoute à son jeu des vocalises habitées (lui aussi a par ailleurs travaillé en duo avec Guillaume) et l’excellent pianiste-claviériste Tony Paeleman, que nous ne présentons plus. Quant à la batterie, hormis un titre confié à l’habituelle Anne Paceo, c’est la Brésilienne Ananda Brandão qui tient ici les baguettes et assure, elle aussi, des voix.
Comme dès l’intro où rayonne L’été, sur une pop-jazz à la tendre mélodie chantonnante à laquelle la guitare apporte un son plus rock. L’été est évoqué à nouveau dans Summer Folds Away, chanson écrite dans un train avec la complicité de David Linx, toute en douceur à la manière d’un Piers Faccini, et enrobée de synthés planants, notamment le Prophet de Thibaut Gomez en guest. Douceur d’une mélodie chantée par le sax, encore, en abordant Les Fleurs de la Nuit, que l’on survole avec un chorus aérien de guitare.
Il faut Ralentir, comme s’intitule paradoxalement le titre suivant, pourtant plus nerveux, avec sa rythmique haletante où, comme dans un flipper, s’entrechoquent solo de guitare jazz-rock et sons électroniques, avant un final bien rock psyché.
Passé cette embardée, nous aimons particulièrement l’ambiance post-rock, justement, du poétique et contemplatif Jusqu’au rebord du Monde, où le violoncelle ajoute encore à la douceur du sax comme de la guitare.
Tout est dit dans l’explicite J’irai dompter les nuages, développé en deux parties, d’abord en restant dans la vapeur atmosphérique, puis, dans un second temps, en prenant un tempo electro-rock, appuyé par les claviers, dont le synthé basse de Paeleman et une guitare entêtante, pour une belle envolée post-rock psyché qui nous envoie dans les limbes. Et, pour rester dans cette poussée, le court mais intense Vite !, avec un sax au son plus contemporain et une rythmique qui s’emballe, nous signifie ce sentiment d’urgence dans une transe plus techno.
Pour redescendre, la mélodie nostalgique et apaisante de Les Parents nous ramène dans une douceur confortable. Sur le blue-jazz du piano, guitare et sax se rejoignent dans un même souffle éthéré qui, là encore, nous fait planer.
Nous atteignons alors ces Nouveaux Mondes, abordés dans un esprit pop très onirique et s’ouvrant vers de nouveaux espaces. Nous y sommes donc, et cette quiétude finale enfin atteinte méritait bien une Chanson pour là-haut, où le violoncelle caressant se fait lyrique en duo avec le sax, auxquels se mêleront voix et guitares célestes jusqu’à trouver l’apesanteur. Superbe voyage !

JUDITH OWEN « Suit Yourself » (Twanky Records / Kartel Music)

Fille d’un chanteur d’opéra, la Galloise Judith Owen a grandi à Londres, dans les coulisses du Royal Opera House de Covent Garden. Mais, outre le folk gallois et le classique hérités de son père, cette pianiste musicienne dans l’âme s’est vite passionnée pour les icônes du blues et du jazz, comme des comédies musicales de Broadway. Autant dire que son background coche toutes les bonnes cases, mais c’est surtout depuis qu’elle s’est installée à La Nouvelle-Orléans, qui l’a aimantée, que la chanteuse aux quinze albums a vu sa carrière prendre une nouvelle ampleur. Captivée par les chanteuses noires des années 1940-1950, elle a approfondi cette veine en cartonnant avec son joyeux album « Come On & Get It », paru après la pandémie de Covid. Elle nous a littéralement éblouis deux ans plus tard, en 2024, avec son « Comes Alive », disque live entouré de son merveilleux N.O All-Star Band (voir ici), et fantastique révélation qui nous a fait dire que Judith Owen est, sans nul doute, l’une des plus grandes divas blanches du blue-jazz, à l’instar de sa collègue irlandaise Kaz Hawkins, dans un registre plus écorché. Affirmation que j’ai soutenue dans la foulée pour son « Swing Christmas », bien placé dans mon Best-Of 2024 (voir ici) et, à notre sens, le plus bel album jazz qui soit au rayon des disques « de Noël » (et tiens, c’est toujours d’actualité !).

Quel bonheur alors d’avoir reçu, même quelques mois après sa parution, ce « Suit Yourself », qui ne peut que réjouir le grand fan de la dame, nouvel opus qui s’inscrit en ligne directe de cette « expérience Judith Owen » à part entière. Il y célèbre en effet toutes les forces que nous y avons décelées : la joie exubérante de Come On & Get It, la pétillance de son big-band derrière son remarquable sextet, l’énergie généreuse et enivrante de son live. Quant à la voix, qu’il s’agisse d’envoyer les couleurs en feu d’artifice ou de nous faire frissonner de sensualité exacerbée dans le feeling de ses ballades, que dire d’autre sinon qu’on est là au top du top.
« Si vous vous mettez dans la peau d’artistes aussi remarquables et extraordinaires, vous devez apporter quelque chose de nouveau, vous approprier totalement le morceau et être pleinement vous-même, sans complexe », justifie la chanteuse, qui reprend notamment des classiques comme Evil Gal Blues de Dinah Washington, Today I Sing the Blues d’Aretha Franklin ou le Since I Fell for You d’Etta James, slow sensuel par excellence.

Une sensualité qui ne la quitte jamais, dès l’intro avec le blue-jazz That’s Why I Love My Baby (une compo en hommage à Harry Shearer) et son chorus de trompette bouchée (Kevin Louis). La voix est juste sublime sur Blue Skies, écrit par Irving Berlin, où nous nous enfonçons dans le Sud au son du piano (David Torkanowsky) et sous le tempo de la contrebasse (Lex Warshawsky).
Avec sa guitare inspirée du jazz manouche de Django (David Blenkhorn) et son sax (Ricardo Pascal), To Your Door est plus swing, tandis qu’avec une même finesse de guitare, la voix et les percussions (Pedro Secundo) sur If I Were a Bell nous entraînent vers une rumba brésilienne. Sexy et sensuelle, la voix légèrement voilée, à laquelle répond la trompette bouchée, nous rappelle la suavité d’une autre grande diva blanche, Mélody Gardot.

Mais tout est dit avec Today I Sing the Blues, classique repris à Aretha Franklin, où, pour les traits d’orgue, la patronne a invité pour ce duo le prince du Hammond B3 de La Nouvelle-Orléans, Davell Crawford. Le blues toujours, comme encore le thème très standard de l’emblématique Moanin’ de Bobby Timmons, popularisé par les Jazz Messengers d’Art Blakey, et que la fan de Nelson Riddle et de Quincy Jones a réarrangé pour son propre big-band dans une perspective volontairement plus féminine.
Elle repasse ensuite à une série de ballades toutes en douceur, d’abord Shall We Dance?, au feeling inné, avec une voix claire et pleine de nuances, sans maniérisme, puis le sublime Spooky, à la sensualité exacerbée, entre piano et solo de guitare feutré, mais encore Have a Good Life, qui s’inscrit dans le répertoire des grands slows américains tendance Streisand. Hormis la langoureuse reprise d’Etta James précitée, le reste des titres renoue avec la joie, du boogie-blues de Mind Is on Vacation, avec la présence du guitariste mythique Joe Bonamassa (B.B. King, Beth Hart, Eric Clapton), à Evil Gal Blues et sa grille classique de boogie-blues cuivré.
En clôture, Inside Out est une chanson que Judith a coécrite avec Jamison Ross (membre « grammysé » des Snarky Puppy) et qui incarne bien le ton entier de cet album, qui trouve sa joie dans l’adversité. La joie de La Nouvelle-Orléans, où elle a trouvé son bonheur, symbolisée ici par la présence du chœur gospel emmené par Tonya Boyd-Cannon. Et un bonheur à partager sans modération.
NB : à ce propos, j’en profite pour lancer un appel à tous nos amis programmateurs de salles ou de festivals. Mais comment est-ce encore possible qu’aucune scène de notre région ne nous ait jamais programmé un concert de cette fabuleuse artiste, reine du blue-jazz en live ? D’autant que je crois savoir qu’elle s’en réjouirait et n’attend que ça…

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