(38) IsèreJazz Club de Grenoble

03/02/2022- Alzy Trio au Jazz Club de Grenoble

« Ils étaient trois garçons
Ils étaient trois garçons…… »

Trois amis, qui aimaient le jazz et la guitare au point de gratter ensemble leur instrument et de former en 2002 le trio venu ce soir au Jazz club de Grenoble nous faire plaisir et se faire plaisir après sept ans d’absence sur une scène grenobloise.

L’Alzy Trio offre ce concert au Jazz club pour l’aider à surmonter ses difficultés financières dues à ce que vous savez. Ce beau geste sera suivi par tous les musiciens qui se produiront cette saison, en remplacement de ceux programmés initialement. Qu’ils en soient remerciés !

Thierry Rampillon et Christian Sanchez aux guitares acoustiques, Pascal Kober à la basse acoustique : une histoire d’amitié et de complicité qui transpire immédiatement.

Leur passion pour la bossa nova, le jazz, le blues, la chanson française ou américaine, voilà leur moteur et leur marque de fabrique.

Du Brésil aux Etats-Unis, des Etats-Unis à la France, des allers-retours en musique sur les notes de leurs arrangements, et aux sons complémentaires de leurs cordes. De la guitare aux sonorités chaudes et nettes, à celle aux effets électro, en passant par les cordes jaune citron de la basse ferme et stable, leurs réappropriations des standards connus retrouvent une identité nouvelle et réjouissante.

C’est ainsi que le premier set, nous entraîne avec des airs de bossa nova sur les vagues de Tom Jobim : Wave ou au Carnaval de Rio selon le film de Marcel Camus « Orfeu negro » avec Manhas de carnaval de Luiz Bonfa. Le voyage continue sur des notes de jazz : So What de Miles Davis, Whisper not de Benny Golson, Naïma de John Coltrane ou Birdland de Jo Zawinul. Toutes ces pièces ont été arrangées par nos musiciens pour trois guitares électro-acoustiques.

Erudit du Jazz, Pascal Kober aime à partager ses connaissances et grâce à lui, nous apprenons que si des chansons américaines ont franchi l’Atlantique pour intégrer notre patrimoine de la chanson française, le chemin inverse a été franchi et des chansons françaises ont intégré le patrimoine américain. Pour exemple La belle vie de Sacha Distel devenue Good Life, ou C’est si bon d’Henri Betti. A l’inverse : In others words ou Someday my prince will come.

C’est dans ce deuxième set consacré aux chansons que la voix grave et chaude de Pascal s’est ajoutée aux sons des guitares.

La Javanaise et Que reste-t-il de nos amours ?, des chansons « bien de chez nous » sont venues clore ce doux moment de musique et de chaleur dynamisantes.

 

Ont collaboré à cette chronique :

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